La nature dans les Préalpes de Grasse

 La nature des Préalpes de Grasse 

Les Préalpes de Grasse englobent un vaste massif calcaire situé au nord de Grasse, dans les Alpes-Maritimes. Ce massif de moyenne montagne (altitude maximale 1800 m), situé à seulement 20 km de la Méditerranée, abrite une biodiversité exceptionnelle. La création du Parc Naturel Régional des Préalpes d'Azur en 2012 consacre l'intérêt de ce patrimoine naturel remarquable mais fragile.

 

plateau de Calern

Les plateaux calcaires. Ces vastes plateaux parsemés de dolines constituent une composante essentielle du paysage des Préalpes de Grasse. Le plateau de Calern, représenté ici, en est un des plus beaux exemples. Il abrite une diversité spectaculaire d'espèces végétales et animales, dont certaines prestigieuses comme la vipère d'Orsini (Vipera ursinii) ou le criquet hérisson (Prionotropis hystrix subsp. azami).

 

Lapiaz

Le lapiaz. Cette formation géologique typique de la région est composée de dalles de calcaire dolomitique creusées par l'érosion. Elle s'accompagne souvent de profondes dolines effondrées, comme montré sur cette photo, dont le fond débouche généralement sur un gouffre. Du fait de la grande variété de conditions d'exposion et d'humidité qu'il produit, le lapiaz abrite une très grande biodiversité, avec notamment de nombreuses espèces végétales rares et très localisées.

 

Mare caussols

Les plaines humides. Coincées entre les plateaux et les crêtes se trouvent des plaines au sol argileux imperméable. Elles abritent des zones humides, particulièrement fragiles, où se rencontrent nombre d'espèces végétales menacées.

 

 La flore 

La flore des Alpes-Maritimes est particulièrement diversifiée : on y rencontre 60% des espèces Françaises ! Cette richesse se retrouve dans les Préalpes de Grasse, où se rencontrent de nombreuses espèces rares, endémiques, ou en limite d'aire de répartition.

lis de pompone (Lilium pomponium)

Le lis de Pompone (Lilium pomponium). Ce splendide lis, très spectaculaire, se rencontre en juin dans les zones rocailleuses exposées au sud, en moyenne montagne. Cet endémique ligure est présent essentiellement dans l'extrême sud-est de la France. Il est protégé dans les Alpes-Maritimes et les Alpes-de-Haute-Provence.

 

lis rouge (Lilium rubrum)

Le lis de Pompone (Lilium pomponium).

 

fritillaire d'Orient (Fritillaria orientalis)

La fritillaire d'Orient (Fritillaria orientalis). Cette plante s'identifie facilement à son aspect de petite "tulipe" aux fleurs sombres. Elle fleurit dans les pelouses karstiques en avril. Cette espèce possède une distribution très disjointe, du sud-est de la France au Caucase et à la Russie occidentale. Il s'agit d'une espèce rarissime en France, qui n'existe que dans une zone très restreinte. Elle bénéficie d'une protection au niveau national. Si vous la rencontrez, admirez-la mais surtout ne la cueillez pas !

 

Fritillaire d'Orient (Fritillaria orientalis) et criocère du lis (Crioceris lilii)

Fritillaire d'Orient (Fritillaria orientalis) et criocère du lis (Crioceris lilii).  Le criocère du lis est un petit coléoptère rouge vif qui consomme un grand nombre d'espèces de Liliacées, dont la fritillaire d'Orient.

 

Accouplement de criocère du lis (Crioceris lilii) sur fritillaire d'Orient (Fritillaria orientalis)

Accouplement de criocère du lis (Crioceris lilii) sur fritillaire d'Orient (Fritillaria orientalis).

 

Fritillaire du Dauphiné (Fritillaria tubiformis subsp. tubiformis)

La fritillaire du Dauphiné (Fritillaria tubiformis subsp. tubiformis).  Cette fritillaire, moins rare que la précédente mais tout de même assez localisée, se distingue par ses grosses fleurs aux tépales carénés, d'une couleur rose grisâtre. Endémique des Alpes du sud (des Alpes-Maritimes au Tyrol), elle fleurit en mai-juin dans les pelouses rocheuses au-dessus de 1000 m d'altitude.

 

Fritillaire du Dauphiné (Fritillaria tubiformis subsp. tubiformis)

La fritillaire du Dauphiné (Fritillaria tubiformis subsp. tubiformis).  Cette photo montre un individu typique avec son port trapu, ses grosses fleurs d'un rose grisâtre et ses larges feuilles.

 

fritillaire du Dauphiné (Fritillaria tubiformis subsp. tubiformis)

La fritillaire du Dauphiné (Fritillaria tubiformis subsp. tubiformis).

 

Fritillaire à involucre (Fritillaria involucrata)

La fritillaire à involucre (Fritillaria involucrata). Cette fritillaire est la troisième espèce du genre présente dans les Préalpes de Grasse. Beaucoup plus répandue que les deux précédentes, elle s'en distingue par ses grosses fleurs vertes sortant d'un involucre composé de trois feuilles. On la trouve ça et là dans le karst, et au pieds des buissons. C'est une espèce des Alpes méridionales.

 

fritillaire à involucre (Fritillaria involucrata)

La fritillaire à involucre (Fritillaria involucrata).

 

fritillaire à involucre et criocère du lis

Fritillaire à involucre et criocère du lis.

 

verâtre noir (Veratrum nigrum)

Le vératre noir (Veratrum nigrum). Cette plante très rare, qui ne se rencontre en France que dans les Alpes-Maritimes, est ici en limite occidentale de son aire de répartition qui s'étend à l'est jusqu'au Japon et à la Sibérie. Elle pousse dans les sous-bois et les vires rocheuses de moyenne montagne, et fleurit généralement en août. Cette espèce est protégée au niveau national.

 

gagée des rochers (Gagea saxatilis)

La gagée des rochers (Gagea saxatilis). Ces minuscules Liliacées sont parmi les premières plantes à fleurir, dès le mois de mars, sur les pelouses rocailleuses de moyenne montagne. La floraison est très capricieuse. Cette espèce s'identifie à ses (comparativement) grosses fleurs, qui semblent souvent posées sur le sol tant la tige est courte. Dans certains cas, comme sur cette photo, la tige est un peu plus longue. Les feuilles radicales sont linéaires et longues, les caulinaires courtes, larges et velues (ainsi que les pédoncules portant les fleurs). Cette espèce est présente essentiellement dans le sud-est de la France et protégée au niveau national. Il s'agit d'une espèce d'Europe centrale et méridionale. Trois autres espèces de gagées (G. arvensisG. pratensisG. reverchonii), également protégées, se rencontrent dans le même type de milieu (voir ci-dessous).

 

gagée de Burnat (Gagea reverchonii)

La gagée de Burnat (Gagea reverchonii). Cette autre gagée se rencontre parfois en compagnie de l'espèce précédente, dans les pelouses rocailleuses au printemps. Elle se reconnaît à ses feuilles relativement larges et glabres, glauques, terminées par un petit capuchon apical. Les fleurs sont petites, rougeâtres à l'extérieur. Cette espèce se rencontre essentiellement dans le sud-est de la France. Elle est protégée au niveau national.

 

gagée des prés (Gagea pratensis)

La gagée des prés (Gagea pratensis). Cette troisième espèce de gagée se rencontre souvent en compagnie de l'espèce précédente, dans les pelouses rocailleuses au printemps. Elle se reconnaît à ses feuilles plus longues et fines, et surtout à ses fleurs nettement plus grandes, verdâtres à l'extérieur. Cette espèce essentiellement distribuée en Europe est présente dans plusieurs régions Françaises, mais en forte régression. Elle est protégée au niveau national.

 

dent-de-chien (Erythronium dens-canis)

La dent-de-chien (Erythronium dens-canis). Cette très jolie petite Liliacée affectionne les sous-bois clairs et les clairières de pins sylvestres, de la moyenne montagne à l'étage subalpin. Elle fleurit souvent peu après la fonte des neiges. On la trouve dans le sud de l'Europe et les Balkans.

 

tulipe méridionale (Tulipa australis)

La tulipe méridionale (Tulipa australis).  Cette belle tulipe jaune s'identifie à la couleur orangée de l'extérieur des tépales. C'est une plante de moyenne montagne, qui fleurit en avril-mai dans les prairies rocheuses et les fissures du karst. Il ne faut pas la confondre avec sa cousine la tulipe sylvestre (Tulipa sylvestris), entièrement jaune, qui se rencontre à plus basse altitude. Les deux espèces sont protégées en France métropolitaine. Cette espèce de distribution méditerranéenne se rencontre en France dans un quart sud-est. 

 

narcisse des poètes (Narcissus poeticus)

Le narcisse des poètes (Narcissus poeticus). Ce narcisse forme des grandes populations dans les praires humides du fond de certaines vallées de moyenne montagne. On le trouve également ça et là dans les fissures du karst. La floraison à lieu au début du mois de mai. Il est aussi présent à plus basse altitude, dans les massifs côtiers cristallins comme l'Estérel, où il fleurit vers la mi-mars. Cette espèce est présente en Europe centrale.

 

tulipe australe et narcisse des poètes

Tulipe australe et narcisse des poètes.

 

bulbocode printanier (Bulbocodium vernum)

Le bulbocode printanier (Colchicum bulbocodium subsp. bulbocodium). Cette plante de la famille des colchiques pousse très tôt au printemps sur les pelouses calcaires, souvent en compagnie du crocus bigarré (Crocus versicolor) avec lequel il ne faut pas la confondre : ses fleurs sont d'un violet uniforme, et ses feuilles sont courtes et assez larges. Relativement peu fréquente, cette plante se rencontre dans les Pyrénées et les Alpes occidentales.

 

bulbocode printanier (Colchicum bulbocodium subsp. bulbocodium)

Le bulbocode printanier (Colchicum bulbocodium subsp. bulbocodium).

 

scille d'Italie (Hyacinthoides italica)

La scille d'Italie (Hyacinthoides italica). Cette jolie plante plante proche des jacinthes fleurit en mai, dans les stations ombragées du karst. Il s'agit d'une espèce locale, endémique liguro-provençale. Elle n'est présente en France que dans le sud-est.

crocus bigarré (Crocus versicolor)

Le crocus bigarré (Crocus versicolor).  Ce crocus est souvent la première plante à fleurir dans les pelouses rases des plateaux calcaires, parfois dés le mois de Février. Il s'identifie à ses fleurs violettes ou blanches, striées de pourpre à l'extérieur. Cette espèce ligure se rencontre dans le sud-est de la France et le nord-ouest de l'Italie.

 

iris à feuilles de graminée (Iris graminea)

L'iris à feuilles de graminée (Iris graminea). En dehors de sa période de floraison (mai-juin), cet iris passe facilement inaperçu car ses feuilles ressemblent à celles de certaines graminées. Il pousse dans les fissures des dalles karstiques, vers 1000 m d'altitude. Cette espèce rare se rencontre dans le sud-ouest de la France, et dans les Alpes-Maritimes. Elle est protégée en région PACA. L'espèce est présente en Europe centrale et du sud.

 

iris à feuilles de graminée (Iris graminea)

L'iris à feuilles de graminée (Iris graminea).

 

pivoine velue (Paeonia officinalis subsp. huthii)

La pivoine velue (Paeonia officinalis subsp. huthii). Avec ses fleurs rose de plus de 10 cm de diamètre, cette pivoine est sans conteste la plante la plus spectaculaire de nos régions. Elle fleurit en mai-juin, dans les pelouses karstiques et les sous-bois clairs. Bien que parfois abondante dans ses stations, elle est vulnérable et sa croissance est particulièrement lente (jusqu'à 10 ans). Cette espèce est protégée en France : ne la cueillez pas ! La pivoine velue est présente dans le sud-est de la France et en Italie.

 

La pivoine velue (Paeonia officinalis subsp. huthii)

La pivoine velue (Paeonia officinalis subsp. huthii).

 

dauphinelle fendue (Delphinium fissum)

La dauphinelle fendue (Delphinium fissum). Cette plante forme en juin-juillet des hampes violettes dépassant le mètre. En dehors de la période de floraison, on l'identifie à ses grandes feuilles molles divisées en fines lanières. Il s'agit d'une espèce rare, qui pousse dans les zones rocailleuses du sud-est de la France. Protégée en région PACA, elle est classée par l'UICN dans la catégorie "en danger critique d'extinction". Cette espèce est présente de l'Europe méridionale jusqu'au Caucase et en Asie occidentale.

 

Pulsatille de Haller (Pulsatilla halleri)

La Pulsatille de Haller (Pulsatilla halleri). Cette belle anémone se reconnaît aux longs poils argentés qui la recouvrent. Elle se rencontre dans les pelouses rocailleuses et bois clairs de pins sylvestres, en mai-juin. Cette plante est endémique de l'ouest des Alpes, et se rencontre chez nous en Savoie, Dauphiné et Provence. Elle est protégée au niveau national.

 

hépatique à trois lobes (Hepatica nobilis)

L'hépatique à trois lobes (Hepatica nobilis). Cette anémone fleurit tôt au printemps, de mars à avril. Elle est commune au pied des buissons et dans le karst, en moyenne montagne. Les fleurs sont généralement violettes, plus rarement blanches ou roses. Cette espèce se rencontre dans une grande partie de l'hémisphère nord.

 

Primevère marginée (Primula marginata)

La primevère marginée (Primula marginata). Cette jolie primevère orne au printemps les blocs et falaises calcaires exposés au nord. Elle se rencontre en montagne de 1000 m à 3000 m d'altitude environ. Ses feuilles dentées et un peu farineuses sont caractéristiques. Cette espèce a une distribution limitée aux Alpes du sud et à l'Italie, et bénéficie chez nous d'une protection au niveau national.

 

Primevère marginée (Primula marginata)

La primevère marginée (Primula marginata). Cette photo montre la souche ligneuse caractéristique, portant encore les feuilles et les tiges florales de l'année précédente.

 

Primevère marginée (Primula marginata)

La primevère marginée (Primula marginata).

 

androsace de Chaix (Androsace chaixii)

L'androsace de Chaix (Androsace chaixii). La plupart des androsaces sont des plantes de haute montagne, poussant en coussinets accrochés aux rochers. Cette espèce, elle, se rencontre dans les ubacs de moyenne montagne, souvent en sous-bois (hêtres, ...). Son allure est caractéristique, avec de petites fleurs roses portées par de longs pédoncules en ombelles, ratachés à une rosette basale. Il s'agit d'une endémique du sud-est relativement rare, qui est protégée en Rhône-Alpes.

 

pulmonaire soupoudrée (Pulmonaria saccharata)

La pulmonaire soupoudrée (Pulmonaria saccharata). Cette espèce montagnarde à floraison printanière est caractérisée par ses fleurs bleues et ses grandes feuilles parsemées de taches blanches. C'est une plante qui apprécie l'ombre et qui colonise souvent le fond des dolines effondrées dans le lapiaz. Elle est présente dans le sud-ouest des Alpes.

 

Rosier glauque (Rosa ferruginea)

Le rosier glauque (Rosa ferruginea). Les préalpes de Grasse comptent de nombreuses espèces de rosiers. Le rosier glauque est l'une des plus jolies, avec ses fleurs d'un beau rose et ses feuilles d'un vert glauque bordées de pourpre. Cette espèce montagnarde se rencontre en France dans la moitié sud-est du pays. Elle est présente dans les montagnes d'Europe centrale et méridionale.

 

potentille à petites fleurs (Potentilla micrantha)

La potentille à petites fleurs (Potentilla micrantha). Cette petite potentille à l'allure de fraisier se distingue par ses feuilles velues et ses fleurs minuscules, souvent rosées. C'est une espèce caractéristique des bois secs à chêne pubescent de moyenne montagne. La floraison a lieu au printemps, dès le mois de mars. Cette espèce est présente dans une moitié sud-est de la France.

 

cytise d'Ardoino (Cytisus ardoini)

Le cytise d'Ardoino (Cytisus ardoini). Cette plante rampante à l'allure de genêt se reconnaît à ses fleurs jaune d'or, ses rameaux à section polyédrique et ses feuilles composées de trois folioles. Elle est endémique des Alpes-Maritimes, où elle peuple les pelouses karstiques des plateaux calcaires, entre 800 et 1500 m d'altitude environ. La floraison a lieu en mai-juin. Cette espèce emblématique de la région est protégée au niveau national.

 

aristoloche pâle (Aristolochia pallida)

L'aristoloche pâle (Aristolochia pallida). Cette petite plante aux fleurs vertes en cornet pousse dans les pierrailles, les fissures du karst et sur le pourtour des dolines des plateaux calcaires des Préalpes. Elle constitue la plante-hôte des populations montagnardes de Diane (Zerynthia polyxena), papillon menacé et protégé dont on distingue les œufs sous la fleur de gauche sur cette photo. L'aristoloche pâle n'est présente en France que dans l'extrême sud-est. Son aire de répartition couvre l'Europe méridionale, l'Asie mineure et l'Afrique du nord.

 

daphné camélée (Daphne cneorum)

La daphné camélée (Daphne cneorum). Cette petite plante rampante forme de magnifiques massifs de fleurs roses au parfum suave. On la rencontre au printemps dans les clairières de pins sylvestres, en moyenne montagne. Elle ressemble à la daphné striée (Daphne striata), beaucoup plus rare dans nos régions, qui s'en distingue notamment par ses feuilles glabres. La daphné camélée se rencontre en Europe centrale et méridionale.

 

daphné des Alpes (Daphne alpina)

La daphné des Alpes (Daphne alpina). Cette plante forme des buissons très rameux, qui se couvrent des fleurs blanches odorantes en mai-juin. Dans les Préalpes de Grasse, elle pousse presque exclusivement dans les fissures et les trous des dalles karstiques. Cette plante d'Europe centrale ne se rencontre en France que dans le sud-est.

 

Serratula lycopifolia

La serratule à feuilles de chanvre d'eau (Klasea lycopifolia). Cette serratule se distingue par sa tige dressée atteignant 80 cm portant un unique capitule. Les feuilles caulinaires sont très fortement divisées, tandis que les feuilles basales sont ovales et dentées, avec seulement la base divisée (voir ci-dessous). Elle trouve son optimum dans les prairies de fauche de moyenne montagne, souvent humides. Il s'agit d'une plante rare, présente en France dans les Hautes-Alpes et les Alpes-Maritimes uniquement. Elle figure sur la liste rouge des espèces menacées, et bénéficie d'une protection nationale. Sur cette photo, le capitule de la plante a été utilisé comme affut par une araignée Napoléon (Synema globosum) qui a capturé une abeille.

 

La serratule à feuilles de chanvre d'eau (Klasea lycopifolia).

La serratule à feuilles de chanvre d'eau (Klasea lycopifolia). Feuilles basales au premier plan, une feuille caulinaire est visible à l'arrière-plan.

 

serratule à feuilles de chanvre d'eau (Klasea lycopifolia)

Zygène de la filipendule (Zygaena filipendulae) sur serratule à feuilles de chanvre d'eau (Klasea lycopifolia). 

 

ophioglosse commun (Ophioglossum vulgatum)

L'ophioglosse commun (Ophioglossum vulgatum). Cette plante à l'aspect curieux appartient à une famille de fougères primitives qui compte deux autres membres en région PACA, l'ophioglosse des Açores (Ophioglossum azoricum) et l'ophioglosse du Portugal (Ophioglossum lusitanicum). Elle affectionne les prairies humides sur calcaire, où on la rencontre souvent en association avec le narcisse des poètes (Narcissus poeticus) et l'orchis à feuilles larges (Dactylorhiza majalis subsp. majalis). Cette espèce rare et discrète est protégée en région PACA. Elle possède une vaste distribution mondiale (Europe, Asie, Amérique du nord).

 

ophioglosse commun (Ophioglossum vulgatum)

L'ophioglosse commun (Ophioglossum vulgatum).

 

 

doradille du Verdon (Asplenium jahandiezii)

La doradille du Verdon (Asplenium jahandiezii). Cette petite fougère est endémique des Gorges du Verdon, où elle pousse dans les baumes et les surplombs rocheux, généralement à l'ombre. Bien que ne faisant pas partie des Préalpes de Grasse stricto sensu, son aire de distribution en est proche géographiquement, et les milieux où pousse cette espèce se retrouvent dans les Préalpes de Grasse. On distingue la doradille du Verdon d'autres fougères poussant dans le même type de milieu par ses rosettes vert clair et les segments de ses feuilles quadrangulaires. Cette espèce, de distribution extrêmement réduite, est protégée au niveau national. 

 

balotte épineuse (Acanthoprasium frutescens)

La balotte épineuse (Acanthoprasium frutescens). Cette curieuse petite plante forme des buissons suspendus dans les falaises calcaires, principalement dans les gorges et les clues. Ses fleurs, ornées de houppettes blanches, s'ouvrent de mai à juillet. Elle est endémique des Alpes-Maritimes, et protégée en région PACA.

 

fraxinelle (Dictamnus albus)

La fraxinelle (Dictamnus albus). Cette grande plante (jusqu'à 1 m) aux feuilles divisées rappelant celles du frêne s'identifie facilement à ses grandes fleurs rose pâle striées de pourpre. Elle apprécie les stations sèches en sous-bois clairs, clairières, ... Il s'agit d'une plante rare, protégée en région PACA. La fraxinelle est présente dans le sud de l'Europe, en Afrique du Nord et en Asie.

 

érodium de Rodié (Erodium rodiei)

Le bec-de-grue de Rodié (Erodium rodiei). Cette plante rare et très localisée est endémique des Préalpes de Grasse. Ses grandes fleurs roses et ses feuilles très divisées sont caractéristiques. Elle fleurit en avril-mai, dans les fissures du karst et les falaises. Cette espèce à la distribution très restreinte est considérée comme vulnérable, et protégée au niveau national.

 

chou de Robert (Brassica montana)

Le chou de Robert (Brassica montana). Ce chou pousse dans les falaises calcaires, souvent à proximités des gorges. Il fleurit en mars-avril, formant de spectaculaires hampes florales qui atteignent le mètre. Restreinte en France à une poignée de départements du littoral méditerranéen, cette espèce est protégé en PACA. Le chou de Robert se rencontre du nord-est de l'Espagne au sud de l'Italie.

 

berce du Caucase (Heracleum mantegazzianum)

La berce du Caucase (Heracleum mantegazzianum). Cette ombellifère géante atteint les 4 m de hauteur ! Les grandes feuilles sont très découpées et les ombelles possèdent de très nombreux rayons. Il s'agit d'une plante invasive, introduite en Europe à des fins horticoles. La sève de cette plante est phototoxique, et peut provoquer des brûlures graves. Elle se rencontre sur les berges des lacs et des rivières. Dans les Préalpes de Grasse, elle semble surtout présente dans la vallée de Thorenc. Des programmes sont en cours pour tenter d'éradiquer cette plante envahissante, dont il est très difficile de se débarrasser.

 

Les orchidées constituent une famille végétale fascinante, tant par la diversité des formes et des couleurs que par les stratégies étonnantes développées par ces plantes pour vivre et se reproduire. Les Alpes-Maritimes figurent parmi les départements Français les plus riches en orchidées, dont la plupart sont cantonnées à l'étage méditerranéen (quelques exemples sont présentés dans la rubrique "PACA" de ce site). Cependant, un certain nombre d'espèces se rencontrent à l'étage montagnard :

 

 orchis de Spitzel (Orchis spitzelii)

L'orchis de Spitzel (Orchis spitzelii). Cette orchidée se reconnaît à ses fleurs au casque teinté de vert, au labelle plié, et à l'éperon droit et conique. Elle fleurit en moyenne montagne au mois de juin, dans les clairières de pins sylvestres, souvent en terrain marneux. Cette espèce possède une répartition étendue (de la France au Liban, de l'Algérie jusqu'en Suède) et très morcelée. Elle est partout rare et très localisée. En France, elle est présente dans les montagnes du sud-est et des Pyrénées Orientales, et protégée au niveau national.

 

racine de corail (Corallorrhiza trifida)

La racine de corail (Corallorrhiza trifida). Cette minuscule espèce passe souvent inaperçue. C'est une plante de montagne, qui pousse dans les sous-bois de hêtres ou de conifères, généralement en face nord. Dans les Préalpes de Grasse, cette orchidée semble très localisée. Présente dans une moitié est de la France, cette espèce est toujours rare.

 

ophrys de Provence (Ophrys provincialis)

L'ophrys de Provence (Ophrys provincialis). Cet ophrys se reconnaît à ses grosses fleurs contrastées, avec un périanthe vert et un labelle rougeâtre orné d'une macule bleutée en forme de "H". Cette espèce se rencontre à basse altitude, mais aussi en moyenne montagne où elle apprécie les abords des affleurements marneux (floraison en mai). Cette orchidée serait endémique de Provence, sa répartition exacte est difficile à établir du fait des confusions avec des espèces voisines. Elle est protégée en région PACA.

 

ophrys de Sarato (Ophrys saratoi)

L'ophrys de Sarato (Ophrys saratoi). Cet bel ophrys, rare, ne serait qu'une forme de validité discutable de l'ophrys Aurélien (Ophrys aurelia). Contairement à ce dernier, il se rencontre en moyenne montagne et sa floraison est bien plus tardive (mi-mai pour O. saratoi et mi-avril pour O. aurelia). Cet ophrys est présent des Bouches-du-Rhône à la frontière italienne. Il est protégé en France au niveau national.

 

ophrys de Sarato (Ophrys saratoi)

L'ophrys de Sarato (Ophrys saratoi).

 

ophrys mouche (Ophrys insectifera)

L'ophrys mouche (Ophry insectifera). Cette ophrys à l'allure caractéristique est souvent très élancé, avec quelques petites fleurs sombres en haut d'une longue tige. Le labelle est allongé et les pétales sont filiformes. Cette espèce est présente dans une majeure partie de la France et de l'Europe. Dans notre département, elle fréquente les sous-bois clairs de pins sylvestres, en moyenne montagne. Elle y est souvent associée au très rare orchis de Spitzel (Orchis spitzelii).

 

ophrys litigieux (Ophrys araneolea)

L'ophrys litigieux (Ophrys araneolea). Cet ophrys possède de petites fleurs pâles caractéristiques, au périanthe vert et au labelle bordé de jaune. Il apprécie les prairies marneuses en moyenne montagne. Présente de l'Espagne aux Balkans, cette orchidée se rencontre dans une majeure partie de la France mais reste rare dans certaines régions.

 

ophrys sillonné (Ophrys sulcata)

L'ophrys sillonné (Ophrys sulcata). Cet ophrys de petite taille s'identifie à ses petites fleurs au labelle allongé, de coloration assez vive, divisé par un sillon basal marqué. Cette espèce peu commune se rencontre en plaine mais aussi en moyenne montagne, dans les prairies marneuses un peu humides. Elle est présente en Espagne, en France et en Italie. Dans notre pays, on la rencontre dans le sud, de la façade Atlantique à l'extrême sud-est.

 

orchis bouc (Himantoglossum hircinum)

L'orchis bouc (Himantoglossum hircinum). Cette espèce spectaculaire compte parmi nos plus grandes orchidées. Le long labelle torsadé permet une identification immédiate. Sur le frais, les fleurs émettent un parfum pénétrant qui permet souvent de localiser la plante avant de la voir ! Cette orchidée apprécie les prairies calcaires, du niveau de la mer jusqu'en moyenne montagne. Espèce méditerraneo-atlantique, elle se rencontre dans une majeure partie de la France.

 

orchis bouffon (Orchis morio)

L'orchis bouffon (Anacamptis morio). Cette orchidée se reconnaît au premier coup d'œil à son port très trapu et à ses fleurs d'un violet sombre. Plutôt montagnarde en PACA, cette espèce apprécie les pelouses rases des plateaux calcaires où elle forme parfois de vastes colonies. Une espèce voisine (Anacamptis picta) fréquente les maquis siliceux de basse altitude. La floraison d'Anacamptis morio a lieu en avril-mai. Cette espèce, qui se rencontre dans une majeure partie de la France, possède également une vaste répartition mondiale.

 

orchis superbe (Orchis ovalis)

L'orchis superbe (Orchis ovalis). Cette orchidée aux fleurs d'un rose caractéristique peuple les prairies rocailleuses et les pelouses des plateaux calcaires, parfois en très grand nombre. Elle se distingue de l'orchis mâle (Orchis mascula), très proche, par son labelle fortement divisé, ses pétales pointés vers l'avant, et ses feuilles sans taches noires mais finement pointillées de rouge à la base (ainsi que la tige). Cette espèce est présente dans les montagnes du sud-est de la France.

 

orchis d'Hyères (Orchis olbiensis)

L'orchis d'Hyères (Orchis olbiensis). Proche de l'espèce précédente en compagnie de laquelle elle se rencontre parfois, cette orchidée s'en distingue par ses fleurs d'un rose lilas, à l'éperon long et recourbé. Elle apprécie les terrains calcaires secs et souvent dégradés (garrigues pâturées, ...), jusqu'en moyenne montagne. La floraison à lieu en avril. Cette espèce se rencontre en Méditerranée occidentale, et en France uniquement sur la frange littorale.

 

orchis d'Hyères (Orchis olbiensis)

L'orchis d'Hyères (Orchis olbiensis).

 

grand orchis papillon (Anacamptis papilionacea subsp. expensa)

Le grand orchis papillon (Anacamptis papilionacea subsp. expansa). Cette splendide orchidée ne peut être confondue, sauf avec l'orchis papillon (Anacamptis papilionacea subsp. papilionacea) qui présente un labelle replié en gouttière, souvent sans tirets pourpres (présente en Corse). Relativement localisée mais parfois assez abondante chez nous, cette espèce méditerranéenne fleurit en mai. Elle se rencontre surtout près du littoral, mais atteint les 700 m d'altitude en certains points des Préalpes de Grasse. En France, cette espèce est limitée à la bordure méditerranéenne.

 

Orchis grenouille (Coeloglossum viride)

L'orchis grenouille (Coeloglossum viride). Cette orchidée discrète apprécie les pelouses rases en montagne. La couleur du labelle est généralement verte, parfois rougeâtre comme sur cette photo. L'orchis grenouille est présent dans une majeure partie de l'Europe (à l'exception du bassin Méditerranéen) et de l'Amérique du nord.

 

Orchis sureau

L'orchis sureau (Dactylorhiza sambucina). Cette orchidée montagnarde se rencontre sous deux formes, l'une jaune et la seconde rouge orangée, que l'on trouve souvent en mélange. Dans les Préalpes, elle peuple les pelouses rases des plateaux calcaires et les pentes rocailleuses. On la trouve aussi plus haut, dans les pelouses alpines où elle forme parfois de vastes peuplements. En France, cette espèce se rencontre dans un tiers sud-est.

 

orchis à feuilles larges (Dactylorhiza majalis)

L'orchis à feuilles larges (Dactylorhiza majalis subsp. majalis). Cette orchidée se reconnaît à son port trapu, ses fleurs d'un violet foncé et ses larges feuilles tachetées de noir. Dans les Préalpes, elle fréquente les prairies humides des fonds de vallées, souvent en compagnie du narcisse des poètes (Narcissus poeticus). La floraison a lieu à la fin du mois de mai. Cette orchidée est présente dans une majeure partie de l'Europe (hormis les régions méditerranéennes) où elle est en régression du fait de la disparition des zones humides.

 

épipactis des marais (Epipactis palustris)

L'épipactis des marais (Epipactis palustris). Cette orchidée spectaculaire détonne dans le genre Epipactis, où les espèces ont des fleurs généralement peu ouvertes et verdâtres. Comme son nom l'indique, il s'agit exclusivement d'une plante de milieux humides : prairies humides, berges de rivières, ... Cette espèce Européenne possède une distibution assez vaste, mais est généralement rare.

 

 La faune  

La faune des Préalpes de Grasse est également très riche. Les vastes plateaux calcaires fournissent un habitat où nichent de nombreuses espèces d'oiseaux rares ou en forte régression en Europe. Les pelouses et rocailles fleuries sont propices aux insectes, notamment aux papillons et aux criquets et sauterelles qui y sont nombreux. Les reptiles ne sont pas en reste, avec des espèces remarquables comme la vipère d'Orsini.

 

sérotine commune (Eptesicus serotinus)

La sérotine commune (Eptesicus serotinus). La région PACA est particulièrement riche en chiroptères, puisque 30 des 34 espèces Françaises y sont présentes. La sérotine commune est une espèce de taille relativement importante (37 cm d'envergure), à la fourrure brune et à la peau noire. Répandue de l'Europe à l'Asie du Sud-est, elle est présente sur l'intégralité du territoire Français.

 


vipère d'Orsini (Vipera ursinii)

La vipère d'Orsini (Vipera ursinii). Cette vipère de taille réduite se reconnaît à sa petite tête, peu différenciée du cou. Elle vit dans les pelouses et prairies sèches au-dessus de 1000 m d'altitude, où abondent les criquets et sauterelles qui constituent l'essentiel de sa nourriture. Peu agressif et peu venimeux, ce serpent ne constitue pas un danger pour l'homme. Il est en revanche très rare en France, avec une poignée de stations toutes situées dans le sud-est. Cette espèce est classée comme "menacée" par l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) est intégralement protégée en France : si par chance vous la rencontrez, admirez-là mais ne lui faites aucun mal !

 

vipère d'Orsini (Vipera ursinii)

La vipère d'Orsini (Vipera ursinii).

 

couleuvre vipérine (Natrix maura)

La couleuvre vipérine (Natrix maura). Cette couleuvre fait partie, avec la couleuvre à collier (Natrix natrix), des deux espèces Françaises de serpents pouvant mener une vie entièrement aquatique. Elle se nourrit d'amphibiens et de poissons (une jeune truite sur cette photo). Totalement inoffensive pour l'homme, elle est souvent confondue avec une vipère (qui ne s'observe jamais dans l'eau) et détruite. Elle est pourtant protégée sur l'ensemble du territoire national. La couleuvre vipérine se rencontre en Europe de l'ouest et en Afrique du nord.

 

couleuvre vipérine (Natrix maura)

La couleuvre vipérine (Natrix maura).

 

couleuvre à collier (Natrix natrix)

La couleuvre à collier (Natrix natrix). Cette belle espèce se distingue de la précédente par sa couleur grise, et le motif noir et blanc ("collier") à la base du cou. Très répandue en France, elle paraît cependant moins fréquente dans les Préalpes que la couleuvre vipérine. La couleuvre à collier se rencontre en Europe, Afrique du Nord et au Moyen-Orient.

 

lézard vert (Lacerta bilineata)

Le lézard vert occidental (Lacerta bilineata). Ce lézard d'assez grande taille est très commun dans les pentes sèches et les pelouses rocailleuses en moyenne montagne. Les mâles au printemps se distinguent souvent par une coloration bleue intense de la gorge. Ce lézard, présent en Europe de l'Ouest, se distingue de son cousin le lézard vert (Lacerta viridis), qui peuple l'Est de l'Europe, par les deux bandes claires qui ornent le dos des juvéniles.

 

pélodyte ponctué (Pelodytes punctatus)

Le pélodyte ponctué (Pelodytes punctatus). Ce petit crapaud au museau aplati est parsemé de taches vertes, d'où son nom populaire de "crapaud persillé". Il est capable de survivre dans des milieux secs comme les plateaux karstiques en exploitant les fissures et les grottes (comme sur cette photo) pour se protéger. Essentiellement nocturne, le pélodyte peut cependant s'observer au printemps dans les mares, où les mâles chantent sous l'eau. L'aire de répartition de ce petit crapaud est restreinte à la France, l'Italie et la péninsule Ibérique. Considéré comme vulnérable en France, il est protégé au niveau national.

 

accouplement de crapaud commun (Bufo bufo)

Accouplement de crapaud commun (Bufo bufo). Comme son nom l'indique, ce crapaud est très répandu, de l'Europe à l'ouest de l'Asie. Dans les Préalpes de Grasse, il affectionne les berges des rivières, mais on peut également le rencontrer dans des milieux secs comme les plateaux calcaires, où il se réfugie dans les crevasses du karst et les dolines effondrées.

 

écrevisse à pattes blanches (Austropotamobius pallipes)

L'écrevisse à pattes blanches (Austropotamobius pallipes). Cette écrevisse indigène est en forte régression en France du fait de la disparition des cours d'eau non pollués. Elle est encore présente chez nous dans les rivières limpides comme la Siagne et le Loup. Cette espèce de l'ouest de l'Europe est classée comme menacée par l'UICN.

 

La siagne

La haute Siagne. Cette rivière, encore sauvage et non polluée dans le haut de son cours, constitue un écosystème remarquable qui abrite notamment l'écrevisse à pattes blanches (Austropotamobius pallipes) et la couleuvre vipérine (Natrix maura).

 

Lycose de Narbonne (Lycosa tarentula)

La lycose de Narbonne (Lycosa tarentula). Cette araignée impressionnante, l'une des plus grandes d'Europe (le corps atteint 3 cm), vit dans un terrier à l'entrée tapissée de soie. Assez agressive, elle peut mordre lorsqu'elle est dérangée. Cette espèce méditerranéenne ne se rencontre en France que dans le sud-est. Dans les Alpes-Maritimes, elle affectionne les pelouses rocailleuses des plateaux calcaires, vers 1200 m d'altitude.

 

le baiser mortel de la tarentule

Le baiser mortel de la tarentule. La lycose de Narbonne n'hésite pas à s'attaquer à des proies bien plus grandes qu'elle, comme cette grosse femelle de dectique verrucivore (Decticus verrucivorus). Une fois capturée, la proie est emmenée dans le terrier pour y être dégustée (voir ci-dessous).

 

Lycose

Lycose de Narbonne (Lycosa tarentula) ramenant sa proie dans son terrier.

 

mante religieuse (Mantis religiosa) dévorant un criquet

Mante religieuse (Mantis religiosa) dévorant un criquet. A la fin de l'été, les criquets abondent dans les prairies sèches, ainsi que leurs prédateurs dont la mante religieuse. La mante religieuse peut se rencontrer sous diverses colorations, du brun au vert. C'est la seule mante se rencontrant dans une majeure partie de l'hexagone. Plusieurs autres espèces moins fréquentes habitent le sud du pays, dont l'espèce présentée ci-dessous.

 

Ameles decolor

La mante décolorée (Ameles decolor). Cette petite mante à la coloration brune ou grise passe facilement inaperçue dans la végétation sèche. Le mâle, représenté ici, possède de longues ailes tandis que celles de la femelle sont très courtes (ci-dessous). Cette espèce est présente en terrain sec à basse altitude, on la rencontre dans les zones les plus chaudes des Préalpes de Grasse. Présente dans le sud de l'Europe, elle ne se rencontre en France que dans le sud-est.

 

mante décolorée (Ameles decolor) femelle

Femelle de mante décolorée (Ameles decolor).

 

mante décolorée (Ameles decolor) femelle

Femelle de mante décolorée (Ameles decolor).

 

Leucophyes pedestris

Leucophyes pedestris. Ce gros charançon atteint 20 mm. Il se distingue par la tache claire entourée de noir présente sur les élytres, la couleur de fond de ceux-ci pouvant varier. Cette espèce se rencontre dans une partie de l'Europe, au Proche-Orient et en Afrique du Nord.

 

En déclin marqué dans de nombreuses régions, les papillons sont encore très nombreux dans les Préalpes de Grasse, avec une variété remarquable (les Alpes-Maritimes concentrent près de 80% des espèces Françaises). Les pelouses sèches qui se couvrent de fleurs au printemps constituent un biotope idéal où observer de nombreuses espèces, dont certaines sont rares et protégées. 

apollon (Parnassius apollo)

L'apollon (Parnassius apollo). Ce papillon montagnard est l'un des plus gros papillons diurnes d'Europe. Lorsqu'il se sent menacé, l'apollon relève ses ailes antérieures de manière à dévoiler les ocelles rouges de ses ailes postérieures censées effrayer l'intrus. Il se rencontre au-dessus de 1000 m, dans les pentes rocailleuses sèches où il plane avec légèreté. Sa chenille consomme diverses espèces d'orpins (Sedum sp.). L'apollon possède une distribution mondiale très vaste, de l'Europe à l'Asie. En régression dans de nombreuses régions, il est classé comme menacé par l'UICN. En France, il est intégralement protégé.

 

Semi-apollon (Driopa mnemosyne)

Le semi-apollon (Driopa mnemosyne). Ce papillon d'assez grande taille s'identifie à ses ailes blanches avec quelques taches noires sur le dessus. Il fréquente les pelouses rocailleuses et les clairières en moyenne montagne, où pousse sa plante-hôte (Corydalis). Il s'agit d'un papillon rare et souvent très localisé. On le rencontre dans la majeure partie des massifs montagneux d'Europe, jusqu'en Asie centrale. En France, il est intégralement protégé.

 

semi-apollon (Driopa mnemosyne)

Le semi-apollon (Driopa mnemosyne).

 

Alexanor (Papilio alexanor)

L'Alexanor (Papilio alexanor). Ce beau voilier ressemble au flambé (Iphiclides podalirius), dont il se distingue par un fond plus jaune et par le motif en forme de losange formé par les bandes sombres à la base des ailes. C'est un papillon rare, qui patrouille les pentes des plateaux calcaires à la recherche des buissons de centranthe rouge (Centranthus ruber), cette grande valériane sur laquelle on le voie souvent butiner. L'alexanor possède une distribution très morcelée, du sud-est de la France aux Balkans, jusqu'au Pakistan. Strictement protégé, il figure sur la liste rouge des insectes de France métropolitaine.

 

Diane (Zerynthia polyxena)

La Diane (Zerynthia polyxena). Ce splendide papillon habite le sud de l'Europe jusqu'à l'Asie Mineure. Il fréquente en général les vallons chauds parcourus par un cours d'eau, où pousse sa plante nourricière l'aristoloche ronde (Aristolochia rotunda). Dans les Préalpes de Grasse, la Diane se rencontre aussi dans les dolines des plateaux calcaires au-dessus de 1000 m d'altitude, dans des milieux très secs, comme sur cette photo. Sa plante-hôte est alors l'aristoloche pâle (Aristolochia pallida). La Diane est un papillon intégralement protégé en France.

 

azuré du serpolet (Phengaris arion) 

L'azuré du serpolet (Phengaris arion). Ce joli papillon se reconnaît aux larges taches noires qui ornent son dessus bleu nuit. Il fréquent les pelouses sèches à thym (sa plante-hôte) de mai à août. Comme chez les autres espèces du genre Phengaris, sa chenille achève sa croissance à l'intérieur d'une fourmilière. Ce papillon est listé comme menacé par l'UICN, et protégé en France au niveau national.

 

sablé Provençal (Polyommatus ripartii)

Le sablé Provençal (Polyommatus ripartii). Cette espèce est facilement identifiable à son dessus brun et à la strie blanche qui orne son revers. Ce sablé affectionne les prairies sèches fleuries. Il est présent dans le sud de l'Europe, les Balkans et jusqu'au Kazakhstan. En France, il ne se rencontre que dans quelques départements du sud-est.

 

azuré des cytises (Glaucopsyche alexis)

L'azuré des cytises (Glaucopsyche alexis). Ce petit papillon se reconnaît à son revers gris pâle délicatement suffusé d'écailles bleues. Il fréquente les prairies sèches fleuries. Cette espèce est présente dans une majeure partie de l'Europe, en Russie et en Asie. En France, on la rencontre dans presque tous les départements.

 

argus vert (Callophrys rubi)

L'argus vert (Callophrys rubi). Ce joli petit papillon d'un vert brillant ne peut pas être confondu, sauf avec une espèce voisine, la thécla de l'arbousier (Callophrys avis) qui est beaucoup plus rare et dont les yeux sont cerclés de roux. Cette espèce très commune est l'un des premiers papillons à voler au printemps dans les moyennes montagnes du sud-est. L'argus vert est présent dans toute l'Europe et en Afrique du Nord.

 

petit mars changeant (Apatura ilia f. clytie)

Le petit mars changeant (Apatura ilia f. clytie). Ce splendide papillon d'assez grande taille s'identifie à son vol puissant et nerveux, au fond des ailes orange marqué de brun (forme clytie) et surtout au reflet violacé intense visible uniquement sous un certain angle. Ce reflet est dû à la structure périodique tridimensionnelle des écailles, qui apparentent ce papillon à un réseau de diffraction volant. Peu commun dans notre région, ce papillon se rencontre dans certaines vallées en bordure de rivière où poussent ses plantes hôtes (peupliers et saules). Les Apatura sont attirés par les fruits en décomposition (ici, des figues sauvages) et les excréments. Le petit mars changeant peuple une grande partie de l'Europe, le Caucase et l'Oural jusqu'en Chine.

 

petit mars changeant (Apatura ilia f. clytie)

Le petit mars changeant (Apatura ilia f. clytie).

 

damier de la succise (Euphydryas aurinia)

Le damier de la succise (Euphydryas aurinia). Cette espèce possède un motif noir sur fond orangé très délicat, d'aspect caractéristique. Ce papillon fréquente les pelouses sèches, d'avril à juillet. Cette espèce possède une vaste distribution mondiale, de l'Afrique du Nord à l'Europe jusqu'en Asie. Il est en forte régression et classé comme menacé par l'UICN. Il est protégé en France au niveau national.

 

nacré de la filipendule (Brenthis hecate)

Le nacré de la filipendule (Brenthis hecate). Ce joli papillon se distingue par son fond orange intense et la double rangée de points noirs au bord des ailes. Il s'observe dans les prairies ensoleillées, essentiellement au mois de juin. Dans l'ouest de l'Europe cette espèce est cantonnée aux régions méridionales, elle est plus répandue dans l'est de l'Europe jusqu'en Turquie. En France, elle ne se rencontre que dans un tiers sud du territoire.

 

mélitée de la lancéole (Melitaea parthenoides)

La mélitée de la lancéole (Melitaea parthenoides). Cette espèce de petite taille est présente dans le sud-ouest de l'Europe. En France, elle se rencontre dans la presque totalité du territoire.

 

mélitée noirâtre (Melitaea diamina)

La mélitée noirâtre (Melitaea diamina). Cette espèce se distingue par sa couleur beaucoup plus sombre que celle des autres membres du genre. Elle apprécie les prairies humides de moyenne montagne. Largement répandu dans le centre, le sud et l'est de l'Europe, ce papillon est présent en France dans une grande moitié sud-est.

 

mélitée des centaurées (Melitaea phoebe)

La mélitée des centaurées (Cinclidia phoebe). Cette mélitée possède une ornementation contrastée, avec l'une des lunules oranges dans la marge des ailes antérieures nettement plus grande que les autres. Elle est largement répandue de l'Afrique du nord à la Chine, et dans la majeure partie du territoire Français.

 

petite violette (Clossiana dia)

La petite violette (Clossiana dia). Cette jolie espèce se reconnaît à l'ornementation délicate de son revers, avec notamment une large bande pourpre. Elle vole au printemps dans les clairières fleuries et les bosquets clairs. Les chenilles se nourrissent de diverses espèces de violettes, d'où le nom commun de ce papillon. Il est répandu de l'Europe jusqu'en Mongolie.

 

petit nacré (Issoria lathonia)

Le petit nacré (Issoria lathonia). Ce splendide papillon se distingue par les grandes taches réfléchissantes qui ornent le revers des ailes postérieures. Le dessus est orange avec des taches noires comme chez la plupart des nacrés. Cette espèce est présent en Afrique du Nord, dans une majeure partie de l'Europe, et jusqu'en Mongolie.

 

lucine (Hamearis lucina)

La Lucine (Hamearis lucina). Seul représentant du genre Hamearis, ce petit papillon au vol rapide fréquent les clairières ensoleillées du karst en mai-juin. Les mâles ont un comportement territorial marqué, et chassent tous les autres papillons qui pénètrent leur domaine. La chenille de la lucine se nourrit de diverses espèces de primevères. Ce papillon est présent en Europe jusqu'en Oural. En France, il se rencontre sur la majorité du territoire.

 

Lucine mâle (Haemaris lucina)

Mâle de Lucine (Hamearis lucina). 

 

échiquier d'Occitanie (Melanargia occitanica)

L'échiquier d'Occitanie (Melanargia occitanica). Proche du très commun demi-deuil (Melanargia galathea), ce magnifique papillon beaucoup plus localisé s'en distingue par son revers aux nervures réhaussées de rouille et aux ocelles bleues. On l'observe généralement en vol rapide au-dessus des plateaux calcaires, fin mai-début juin. Cette espèce est présente en France (bordure méditerranéenne), Espagne et Afrique du Nord.

 

hermite (Chazara briseis)

L'hermite (Chazara briseis). L'hermite appartient à la famille des Satyrinae, qui comprend des papillons aux teintes brune et blanche, très mimétiques lorsqu'ils replient leurs ailes. Ce papillon méridional apprécie les lieux secs et pierreux, où il se pose souvent au sol. Sur cette photo, la femelle est à gauche et le mâle à droite. Cette espèce peuple le pourtour méditerranéen, puis s'étend à l'est jusqu'en Chine. En Europe, les populations sont isolées et l'espèce, en régression, est considérée comme vulnérable.

 

chevron blanc (Pseudotergumia fidia)

Le chevron blanc (Pseudotergumia fidia). Comme l'espèce précédente, ce Satyrinae méridional apprécie les lieux secs et pierreux où il se pose fréquemment au sol. On le reconnaît à son revers clair orné d'une ligne noire en zig-zag. Le dessus est d'un brun cendré uniforme. Cette espèce est présent en Europe de l'ouest (Péninsule Ibérique et France, Alpes maritimes Italiennes) et en Afrique du Nord. En France, ce papillon localisé est présent dans la zone Méditerranéenne, où il suit la distribution de l'olivier.

 

fadet des garrigues (Coenonympha dorus)

Le fadet des garrigues (Coenonympha dorus). Les fadets sont des Satyrinae de petite taille, qui se reconnaissent à leur revers orné d'ocelles et de bandes d'aspect métallique. Le fadet des garrigues est une espèce méridionale restreinte à l'Europe de l'ouest (Espagne, sud de la France, ouest de l'Italie) et au nord-ouest de l'Afrique.

 

le moiré automnal (Erebia neoridas)

Le moiré automnal (Erebia neoridas). Ce moiré est assez abondant dans la zone considérée, où il s'agit de l'une des seules espèces du genre. Il fréquente les pentes sèches d'août à octobre. Ce moiré de moyenne montagne est présent en colonies dispersées en Espagne, France et Italie.

 

moiré Provençal (Erebia epistygne)

Le moiré Provençal (Erebia epystigne). A l'inverse de l'espèce précédente, ce moiré vole tôt au printemps (dès le mois de mars), même par temps assez froid. Son comportement est caractéristique : un vol papillonant sur quelques dizaines de mètres entrecoupé de pauses à même le sol, où il étale ses ailes pour profiter du soleil. Cette espèce s'identifie facilement à son aspect "bicolore", avec une teinte de la frange entourant les ocelles jaunâtre sur les antérieures et marron sur les postérieures. Le moiré Provençal est une espèce localisée, présente en Espagne, dans les Cévennes et en Provence.

 

moiré printanier (Erebia triarius)

Le moiré printanier (Erebia triarius). Ce moiré se rencontre dans les Préalpes de Grasse au printemps, dans les clairières de pins sylvestres. Il présente une belle série d'ocelles pupillées de blanc aux ailes antérieures et postérieures. Le moiré printanier est présent dans les Pyrénées et les Alpes.

 

Le faune

Le faune (Neohipparchia statilinus). Ce Satyrinae méridional d'assez grande taille apprécie les lieux secs et fleuris, où on le rencontre à partir de la fin juillet. Le motif des ocelles sur le revers est caractéristique. Présent dans le sud de l'Europe, la Turquie et l'Afrique du Nord, ce papillon se rencontre en France dans la moitié sud-ouest.  

 

zygène cendrée (Zygaena rhadamanthus)

La zygène cendrée (Zygaena rhadamanthus). Cette belle espèce se reconnaît à ses ailes souvent gris cendré, portant six taches rouges dont certaines sont bordées de noir. Peu commune, la zygène cendrée s'observe en petit nombre à la fin du mois de mai. Restreinte au sud de l'Europe, cette espèce se rencontre en France sur la frange méditerranéenne. Elle est chez nous intégralement protégée.

 

zygènes cendrées (Zygaena rhadamanthus).

Zygènes cendrées (Zygaena rhadamanthus).

 

zygène cendrée (Zygaena rhadamanthus)

Zygène cendrée (Zygaena rhadamanthus).

 

zygène de la petite coronille (Zygaena fausta)

La zygène de la petite coronille (Zygaena fausta). Cette petite espèce se caractérise par ses taches rouges jointives bordées de clair et son collier rouge. Assez répandue en France, elle est toutefois absente d'une bonne partie de la moitié nord et du sud-ouest. La chenille se nourrit de diverses espèces de coronilles.

 

zygènes de la petite coronille (Zygaena fausta)

Zygènes de la petite coronille (Zygaena fausta) sur Echinops ritro.

 

sphinx du pissenlit (Amata phegea)

Le sphinx du pissenlit (Amata phegea). Ce papillon de la famille des Arctiidae se reconnaît sans difficulté au motif noir et blanc de ses ailes. Il vole en été dans les pentes sèches de l'étage montagnard. Assez localisé, il est souvent abondant dans ses stations. Il est présent en France dans le sud-est.

 

pyrale du buis (Cydalima perspectalis)

La pyrale du buis (Cydalima perspectalis). Ce joli petit papillon d'allure délicate est en fait un redoutable ravageur qui s'attaque au buis (Buxus sempervirens). Originaire d'Asie orientale, cette espèce est arrivée en France en 2008 et a depuis colonisé la majeure partie du territoire. Avec trois générations annuelles, les chenilles boulottent l'intégralité des feuilles des buis dont la plupart meurent. Dans les Préalpes de Grasse, cette espèce a notamment décimé une partie de la forêt de buis des Gorges de la Siagne.

 

accouplement d'ascalaphe ambré (Libelloides longicornis)

Accouplement d'ascalaphe ambré (Libelloides longicornis). Évoquant un croisement entre une libellule et une mouche, les ascalaphes appartiennent à l'ordre des névroptères. Ces insectes habitent le sud de l'Europe, où ils sont fréquemment observés planant au-dessus des prairies ensoleillées. Deux espèces sont principalement rencontrées dans les Préalpes, l'ascalaphe ambré (Libelloides longicornis) et l'ascalaphe soufré (Libelloides coccajus). L'ascalaphe ambré possède un motif noir caractéristique sur les ailes postérieures.

 

ascalaphe ambré (Libelloides longicornis)

Ascalaphe ambré (Libelloides longicornis).

 

ascalaphe soufré (Libelloides coccajus)

L'ascalaphe soufré (Libelloides coccajus). Cette espèce se distingue de la précédente par le glacis jaune vif, parfois presque blanc, qui couvre une partie des ailes. Elle est présente dans une moitié sud de la France.

 

sympétrum de Fonscolombe (Sympetrum fonscolombii)

Le Sympétrum de Fonscolombe (Sympetrum fonscolombii). Cette libellule se reconnaît à ses curieux yeux bicolores, à la moitié inférieure bleutée. Le mâle adulte est rouge et la femelle jaunâtre (voir ci-dessous). Grand migrateur, cet insecte peut se rencontrer dans tous les milieux, et remonte certaines années très au nord de son aire de répartition habituelle (la moitié sud de l'Europe). Lors de ces migrations, des vols contenant des dizaines de milliers d'individus peuvent être observés.

 

Sympétrum de Fonscolombe (Sympetrum fonscolombii) femelle

Sympétrum de Fonscolombe (Sympetrum fonscolombii) femelle.

 

sympétrum de Fonscolombe (Sympetrum fonscolombii)

Sympétrum de Fonscolombe (Sympetrum fonscolombii) mâle.

 

orthétrum brun (Orthetrum brunneum)

L'orthétrum brun (Orthetrum brunneum). Cette libellule possède un corps aplati entièrement recouvert d'une pruine bleue grisâtre. On peut l'observer dans différents types de milieux : mares, rivières rapides, ... En France, cette espèce est présente sur la majeure partie du territoire.

 

cordulégastre à front jaune (Cordulegaster boltonii immaculifrons)

Le cordulégastre à front jaune (Cordulegaster boltonii immaculifrons). Cette grande libellule noire et jaune apprécie les cours d'eau rapides. Elle est présente dans une majeure partie de la France et de l'Europe. La sous-espèce immaculifrons est limitée dans notre pays au sud-est.

 

gomphe à crochets (Onychogomphus uncatus)

Le gomphe à crochets (Onycogomphus uncatus). Plus petite que l'espèce précédente, cette libellule fréquente les mêmes milieux. Elle est très semblable au gomphe à pinces (Onycogomphus forcipatus), qui présente notamment un trait jaune entre les deux yeux. Le gomphe à crochets est présent en France dans la moitié sud, où il est assez commun.

 

Calopteryx vierge meridional (Calopteryx virgo meridionalis)

Le caloptéryx vierge méridional (Calopteryx virgo meridionalis). Ces magnifiques insectes ornent de leur vol papillonnant la plupart de nos rivières de basse altitude. Le mâle, représenté ici, possède un corps vert brillant et des ailes bleu nuit. La femelle (ci-dessous) est d'un vert jaunâtre. La sous-espèce meridionalis, présente dans une majeure partie de la France à l'exception du tiers nord, se distingue par des ailes entièrement bleues (y compris l'extrémité).

 

caloptéryx vierge méridional (Calopteryx virgo meridionalis)

Le caloptéryx vierge méridional (Calopteryx virgo meridionalis) femelle.

 

caloptéryx vierge (Calopteryx virgo meridionalis) mâle

Le caloptéryx vierge méridional (Calopteryx virgo meridionalis) mâle.

 

calopteryx hémorroïdal (Calopteryx haemorrhoidalis)

Le caloptéryx méditerranéen (Calopteryx haemorrhoidalis). Très proche de l'espèce précédente, qu'il côtoie souvent, ce Calopteryx s'en distingue par le corps et les ailes d'un pourpre intense chez le mâle. Le dessous des derniers segments de l'abdomen présentent une coloration rose "flashy" (photo ci-dessous), que le mâle exhibe à la femelle lors de la parade nuptiale. Le caloptéryx méditerranéen est présent dans une moitié sud de la France.

 

caloptéryx méridional (Calopteryx haemorrhoidalis)

Le caloptéryx méditerranéen (Calopteryx haemorrhoidalis).

 

A la fin de l'été, les pelouses sèches de moyenne montagne sont le royaume des orthoptères (criquets, sauterelles et autres grillons). Les photos ci-dessous illustrent la grande diversité de formes et de couleurs de ces animaux relativement discrets :

Criquet hérisson (Prionotropis hystrix subsp. azami) femelle

Femelle de criquet hérisson (Prionotropis hystrix subsp. azami). Ce criquet massif est endémique de Provence, où il n'est connu que de quelques stations du Var et des Alpes-Maritimes. On le rencontre sur les plateaux calcaires, vers 1200 m d'altitude, de juillet à septembre. Très rare, il est protégé au niveau national. Deux autres sous-espèces se rencontrent en Europe : le très local et menacé criquet de la Crau Prionotropis hystrix rhodanica est endémique de la plaine de la Crau (Bouches-du-Rhône), tandis que Prionotropis hystrix hystrix se rencontre dans les Balkans.

 

criquet hérisson (Prionotropis hystrix subsp. azami) mâle

Mâle de criquet hérisson (Prionotropis hystrix subsp. azami). Contrairement à la femelle, grise et très trapue, le mâle est jaunâtre et beaucoup plus fluet.

 

Criquet hérisson (Prionotropis hystrix subsp. azami) femelle

Femelle de criquet hérisson (Prionotropis hystrix subsp. azami). On notera la présence de nombreux acariens parasites sur cet individu.

 

Femelle de criquet hérisson (Prionotropis hystrix subsp. azami)

Femelle de criquet hérisson (Prionotropis hystrix subsp. azami). Cette femelle particulièrement massive possède une coloration inhabituelle.

 

larve de criquet hérisson

Larve de criquet hérisson (Prionotropis hystrix subsp. azami).

 

arcyptère provençale (Arcyptera kheili) femelle

Femelle d'arcyptère provençale (Arcyptera kheili). Ce gros criquet est un endémique provençal, qui affectionne les plateaux calcaires. Assez localisé, il est cependant beaucoup moins rare que le criquet hérisson (Prionotropis hystrix subsp. azami) dont il partage parfois l'habitat. La ligne blanche sur le thorax chez les deux sexes, ainsi que les marques blanches et noires sur l'abdomen de la femelle (photo ci-dessous) sont caractéristiques.

 

arcyptère provençale (Arcyptera kheili) femelle

Arcyptère provençale (Arcyptera kheili) femelle. On distingue bien sur cette photo le motif caractéristique noir et blanc qui orne chez la femelle le dessus de l'abdomen.

 

arcyptère provençale (Arcyptera kheili) mâle

Mâle d'arcyptère provençale (Arcyptera kheili). Plus petit que la femelle, il s'en distingue par sa teinte jaune.

 

mâle de criquet marcheur (Podisma pedestris)

Mâle de miramelle des moraines (Podisma pedestris). Ce criquet aux élytres courts fréquente les pelouses sèches de montagne (de 1000 à 3000 m environ), dans les Alpes et les Pyrénées. Le mâle est vivement coloré, la femelle (ci-dessous) est plus grande et de couleur plus terne. Dans le Mercantour, une autre espèce proche est présente, la miramelle Ligure (Podisma dechambrei). Celle-ci se distingue essentiellement par ses élytres encore plus courts, qui n'atteignent pas le bord du 2ème segment abdominal.

 

femelle de criquet marcheur (Podisma pedestris)

Femelle de miramelle des moraines (Podisma pedestris).

 

mâle de criquet des bromes (Euchorthippus declivus)

Mâle de criquet des bromes (Euchorthippus declivus). Le mâle de cette espèce est de petite taille, avec un abdomen à l'extrémité pointue caractéristique. Le criquet des bromes apprécie les prairies sèches et rocailleuses, où il est souvent extrêmement abondant. Cette espèce est commune dans une majeure partie de l'Europe.

 

femelle de criquet des bromes (Euchorthippus declivus)

Femelle de criquet des bromes (Euchorthippus declivus). La femelle est plus grand que le mâle, avec un abdomen dépassant longuement les ailes. Celles-ci sont ornées d'une strie blanche.

 

accouplement de criquet des bromes (Euchorthippus declivus)

Accouplement de criquets des bromes (Euchorthippus declivus).

 

femelle de criquet mélodieux (Chorthippus biggutulus)

Femelle de criquet mélodieux (Chorthippus biggutulus). Ce petit criquet est présent dans toute la France. Il appartient à un groupe d'espèces difficiles à identifier, en particulier les femelles.

 

mâle de caloptène Provençal (Calliptamus siciliae)

Mâle de caloptène Provençal (Calliptamus siciliae). Le mâle de ce tout petit criquet aux gros yeux se distingue des espèces voisines par ses ailes plus courtes que l'abdomen. Ce criquet est abondant sur les plateaux calcaires des Préalpes de Grasse. Cette espèce ne se rencontre que dans le sud-est de la France, en Italie et en Suisse.

 

femelle de caloptène Provençal (Calliptamus siciliae)

Femelle de caloptène Provençal (Calliptamus siciliae). Chez cette espèce, la femelle est beaucoup plus imposante que la mâle.

 

criquet des genévriers (Euthystira brachyptera) mâle

Mâle de criquet des genévriers (Euthystira brachyptera). Ce petit criquet est présent dans une moitié est de la France. Le mâle, plus petit, est d'un beau vert vif, tandis que la femelle (ci-dessous) est plus jaunâtre.

 

criquet des genévriers (Euthystira brachyptera) femelle

Femelle de criquet des genévriers (Euthystira brachyptera).

 

mâle de sténobothre cigalin (Stenobothrus fischeri subsp. glaucescens)

Mâle de sténobothre cigalin (Stenobothrus fischeri subsp. glaucescens). Ce criquet se rencontre dans les départements du sud-est de la France.

 

Sténobothre de la palène (Stenobothrus lineatus) mâle

Sténobothre de la palène (Stenobothrus lineatus) mâle. Cette espèce répandue se reconnaît notamment à la virgule blanche bien visible, situé au début du dernier tiers de l'élytre. Les femelles de cette espèce sont parfois très colorées (voir ci-dessous). Ce criquet est présent dans une majeure partie de la France.

 

Stenobothrus lineatus

Sténobothre de la palène (Stenobothrus lineatus) femelle.

 

mâle d'oedipode stridulante (Psophus stridulus)

Mâle d'oedipode stridulante (Psophus stridulus). Le mâle de cette espèce est presque noir, avec des marques blanches sur les pattes arrières et des ailes postérieures rouge vif. Il produit en vol un fort crépitement très caractéristique. Ce criquet fréquente les pelouses sèches et rocailleuses de moyenne montagne. Dans les Préalpes de Grasse, les stations de cette espèce sont localisées. Son aire de répartition s'étend de l'Europe méridionale jusqu'en Sibérie et en Asie. En France, on le rencontre dans les Alpes et les Pyrénées.

 

femelle d'oedipode stridulante (Psophus stridulus)

Femelle d'oedipode stridulante (Psophus stridulus). La femelle est plus grosse que le mâle, de couleur plus terne, et possède un abdomen qui dépasse largement les ailes.

 

Oedipode soufrée (Oedaleus decorus)

L'oedipode soufrée (Oedaleus decorus). La plupart des Oedipodes possèdent une couleur grise qui les rend très mimétiques. Avec son aspect bariolé, l'oedipode soufrée fait exception. Elle ne peut pas être confondue, grâce notamment au motif caractéristique blanc et noir des ailes. La teinte de fond peut être brune, comme sur cette photo, ou verte (ci-dessous).  Cette espèce se rencontre souvent sur des terrains très secs et au sol nu. Dans les Préalpes de Grasse, cette belle espèce semble peu répandue et localisée. Elle est en revanche présente dans une large moitié sud de la France.

 

oedipode soufrée (Oedaleus decorus)

L'oedipode soufrée (Oedaleus decorus), version verte.

 

oedipode soufrée (Oedaleus decorus)

L'oedipode soufrée (Oedaleus decorus). 

 

oedipode soufrée juvénile (Oedaleus decorus)

Larve d'oedipode soufrée (Oedaleus decorus).

 

mâle de criquet jacasseur (Stauroderus scalaris).

Mâle de criquet jacasseur (Stauroderus scalaris). Ce criquet montagnard apprécie les prairies sèches aux herbes hautes. Le mâle s'identifie facilement au motif en "échelle" de ses ailes, qui n'est pas présent chez les femelles (voir ci-dessous). Cette espèce produit un chant très bruyant, d'où son nom. Elle est présente dans une majeure partie de l'Europe, et en France dans un tiers sud-est.

 

Criquet jacasseur (Stauroderus scalaris) femelle

Femelle de criquet jacasseur (Stauroderus scalaris).

 

ephippigère terrestre (Ephippiger terrestris) en train de muer

Ephippigère terrestre (Ephippiger terrestris) mâle en train de muer. Cette sauterelle est en train de s'extirper de son ancienne peau devenue trop petite. Il s'agit ici d'un mâle, la femelle étant pourvue d'un long oviscapte en forme de sabre destiné à enfoncer les œufs dans le sol. L'Ephippigère terrestre est présente dans le sud-est de la France, où elle habite les pelouses et prairies de moyenne montagne (1000 à 2000 m environ).

 

Ephippigère terrestre (Ephippiger terrestris) femelle

Ephippigère terrestre (Ephippiger terrestris) femelle.

 

Barbitiste ventru (Polysarcus denticauda) femelle

Barbitiste ventru (Polysarcus denticauda). Cette sauterelle très massive se rencontre dans les pelouses sèches vers 1000 m d'altitude. L'oviscapte de la femelle, visible sur cette photo, présente une extrémité barbelée. Cette espèce est assez répandue dans les montagnes du sud et du centre de l'Europe.

 

barbitiste empourpré (Barbitistes obtusus)

Barbitiste empourpré (Barbitistes obtusus). Cette espèce colorée est plutôt forestière et se rencontre dans les lisières. Une espèce proche, le barbitiste des bois (Barbitistes serricauda), se distingue principalement par la forme des cerques chez le mâle, qui sont aigus et rétrécis progressivement jusqu'à leur extrémité. Le barbitiste empourpré n'est présent en France que dans quelques départments du sud-est.

 

dectique verrucivore (Decticus verrucivorus)

Dectique verrucivore (Decticus verrucivorus). Cette grosse sauterelle apprécie les pelouses sèches de montagne. La coloration est variable, du vert au brun. Malgré sa taille imposante, elle fait partie des proies de la lycose de Narbonne (Lycosa tarentula). Présente dans une majeure partie de l'Europe, ainsi qu'en Asie, elle se raréfie dans l'ouest (en danger d'extinction en Grande-Bretagne).

 

decticelle splendide (Eupholidoptera chabrieri)

La decticelle splendide (Eupholidoptera chabrieri). Cette sauterelle aux couleurs vives se rencontre dans le sud de la Suisse et le sud-est de la France.

 

Antaxie marbrée (Antaxius pedestris pedestris)

L'antaxie marbrée (Antaxius pedestris pedestris). Les Antaxies sont des sauterelles d'assez grande taille, souvent brunes. Cette femelle se reconnaît à son oviscapte bien droit. Cette espèce se rencontre en France uniquement dans le sud-est.

 

accouplement criquets pansus (Pezotettix giornae)

Accouplement de criquets pansus (Pezotettix giornae). Ce tout petit criquet d'un peu plus d'un cm de long se reconnaît à sa couleur grise, ses gros yeux et ses ailes très réduites. Il est présent sur tout le pourtour méditerranéen. En France, il se rencontre dans la moitié sud du pays.

 

larve de criquet pansu (Pezotettix giornae)

Larve de criquet pansu (Pezotettix giornae). Les larves de criquets ont souvent des couleurs vives, très différentes de celles des adultes (voir ci-dessous).

 

Larve de criquet

 

Larve de criquet

 

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