La nature en Provence-Alpes-Côte d'Azur

La nature en région Provence-Alpes-Côte d'Azur

La région Provence-Alpes-Côte d'Azur possède une diversité biologique unique en France, du fait de la rencontre des influences alpine et méditerranéenne. A titre d'exemple, plus de 70% de la flore indigène de France métropolitaine se rencontre en PACA. Quatre Parcs Nationaux : Port-Cros, Mercantour, Ecrins et Calanques (le "parc" des boues rouges ...) et six Parcs Régionaux : Lubéron, Queyras, Verdon, Camargue, Alpilles et Préalpes d'Azur contribuent à préserver cette nature exceptionnelle. Des associations comme le Conservatoire d'Espaces Naturels Provence-Alpes-Côte d'Azur (CEN PACA) oeuvrent également pour la préservation de la biodiversité de cette région. Elles ont besoin de votre soutien pour fonctionner : adhérez !!!

Cette rubrique concerne surtout l'est de la région PACA (Alpes-Maritimes et Var). 

Les zones d'influence méditerranéenne 

Au contraire de celui de la Corse, le littoral des Alpes-Maritimes et du Var a été fortement urbanisé, entraînant la raréfaction et la disparition des nombreuses espèces. Seules subsistent quelques rares zones relativement épargnées (Estérel, côte près de Ramatuelle, et îles d'Hyères). 

falaises du Cap Roux

Les falaises du Cap Roux (Estérel). Les falaises de rhyolite du Cap Roux dominent la mer, sur le versant sud du massif de l'Estérel. Protégé de l'urbanisation, ce massif d'origine volcanique abrite une faune et une flore originales, malgré une gestion forestière inepte (notamment plantations de résineux et eucalyptus) qui favorise la propagation des incendies et appauvrit de façon dramatique la biodiversité. Les mêmes problèmes se rencontrent dans la plupart des massifs côtiers cristallins, comme par exemple dans le massif du Rouët (Var).

 

Cap Lardier

Riche maquis littoral au Cap Lardier (Ramatuelle). Située à l'ouest de Saint-Tropez, cette zone littorale est encore préservée et protégée par plusieurs sites gérés par le Conservatoire du littoral. On y trouve une flore riche et variée, dont des espèces remarquables comme la barbe-de-Jupiter (Anthyllis barba-jovis, buissons à fleurs blanches sur la photo) et l'euphorbe arborescente (Euphorbia dendroides). A l'arrière-plan, on distingue la presqu'île du Cap Taillat. Cette zone, très fréquentée, a été en grande partie détruite par un incendie en juillet 2017. L'impact sur la richesse biologique du site est probablement irrémédiable.

 

 La flore 

 

euphorbe arborescente (Euphorbia dendroides)

L'euphorbe arborescente (Euphorbia dendroides). Cette grande euphorbe forme des arbustes de forme sphérique pouvant atteindre 2 m de hauteur. Elle peuple les éboulis raides et les falaises côtières du pourtour méditerranéen. En France, on rencontre cette espèce sur le littoral du Var, des Alpes-Maritimes et de la Corse.

 

passerine hérissée (Thymelaea hirsuta)

La passerine hérissée (Thymelaea hirsuta). Cette curieuse plante se présente sous la forme d'un sous-arbrisseau très ramifié aux branches retombantes, qui peut parfois atteindre 1,5 m de haut. Il s'agit d'une plante très toxique. On la rencontre dans les maquis côtiers arides, dans la zone des embruns. Cette espèce circumméditerranéenne est présente en France uniquement sur le littoral méditerranéen. Elle est protégée en région PACA.

 

tulipe sylvestre (Tulipa sylvestris)

La tulipe sylvestre (Tulipa sylvestris). Cette tulipe d'un beau jaune se rencontre à basse altitude, dans les pays méditerranéens. Elle fleurit au mois d'avril. Il ne faut pas la confondre avec la tulipe australe (Tulipa australis), aux tépales teintées de rouge à l'extérieur, qui fréquente les pelouses karstiques de moyenne montagne comme par exemple dans les Préalpes de Grasse. Ces deux espèces sont protégées en France métropolitaine.

 

gagée des rochers (Gagea saxatilis)

La gagée des rochers (Gagea saxatilis). Cette plante minuscule de la famille des Liliacées fleurit très tôt, dès le mois de février à basse altitude (ici dans la plaine des Maures). La floraison est très capricieuse. Cette espèce s'identifie à ses (comparativement) grosses fleurs, avec une tige velue très courte. Les feuilles basales sont linéaires, les caulinaires élargies à la base. Il s'agit d'une espèce d'Europe centrale et méridionale. Elle est présente essentiellement dans le sud-est de la France et protégée au niveau national. D'autres espèces de Gagées, également rares et protégées, se rencontrent notamment dans les Préalpes de Grasse.

 

floraison de l'Iris nain (Iris lutescens)

La floraison de l'iris nain (Iris lutescens). Cet iris à tige courte et grosses fleurs fréquente les garrigues et autres lieux secs. Il donne parfois lieu en avril à des floraisons spectaculaires, comme ici dans la plaine des Maures (Var). Cet iris est présent dans la zone méditerranéenne et en Asie mineure. En France, il n'est présent que sur la bordure méditerranéenne.

 

isoète de Durieu (Isoetes duriaei)

L'isoète de Durieu (Isoetes duriaei). Contrairement à ce que son aspect peut laisser supposer, cette petite plante est en fait une fougère. Dans notre région, elle affectionne les replats et cuvettes sablonneux temporairement inondées (Plaine des Maures, où elle est commune), ainsi que les abords des mares cupulaires dans certains massifs cristallins (Estérel, Rouët, ...). Cette espèce est présente en Europe méditerranéenne, Afrique et Turquie. En France, elle est restreinte à la bordure méditerranéenne et intégralement protégée.

 

Isoète de Durieu (Isoetes duriaei)

L'isoète de Durieu (Isoetes duriaei).

 

habitat de l'Isoète de Durieu

Habitat de l'isoète de Durieu (Isoetes duriaei).

 

ophioglosse du Portugal (Ophioglossum lusitanicum)

L'ophioglosse du Portugal (Ophioglossum lusitanicum). Cette plante minuscule, très discrète, appartient à un genre primitif de fougères. Elle se différencie des autres espèces du genre par ses petites feuilles étroites, généralement d'un vert jaunâtre. Elle apprécie les cuvettes sablonneuses inondées au printemps, où elle côtoie parfois l'ophioglosse des Açores (Ophioglossum azoricum), illustrée ci-dessous. De vaste répartition mondiale, cette espèce est néanmoins considérée comme vulnérable. En France, elle est présente dans le sud et sur la façade atlantique. Elle est protégée en région PACA. Une troisième espèce appartenant au même genre, l'ophioglosse commune (Ophioglossum vulgatum), est présente dans la région dans les prairies humides des Préalpes calcaires.

 

ophioglosse des Açores (Ophioglossum azoricum)

L'ophioglosse des Açores (Ophioglossum azoricum). Cette curieuse petite fougère pousse dans les dépressions sabloneuses humides, parfois en compagnie de l'isoète de Durieu (Isoetes duriaei). Elle se distingue de l'espèce précédente, avec laquelle on la rencontre également, par ses feuilles beaucoup plus larges. Elle est présente dans la moitié ouest de la France, jusque dans le Var. Cette espèce est native de la façade Atlantique de l'Europe, des Açores jusqu'à l'Islande et le Groenland. En France, elle est considérée comme menacée et intégralement protégée.

 

Notholène de Maranta (Paragymnopteris marantae)

La notholena de Maranta (Paragymnopteris marantae). Cette fougère se reconnaît facilement à sa couleur d'un vert grisâtre très foncé. Elle se rencontre dans les lieux rocailleux très secs, en terrain siliceux. Cette espèce possède une vaste répartition mondiale. En France, on la rencontre dans le massif central et le sud-est. Elle est protégée en région PACA.

 

osmonde royale (Osmunda regalis)

L'osmonde royale (Osmunda regalis). Cette fougère forme des touffes majesteuses atteignant les 2 m ! Les grandes feuilles d'un beau vert clair sont caractéristiques. Cosmopolite, cette espèce apprécie les climats doux. En France, elle est bien présente en Bretagne et dans la moitié ouest du pays, beaucoup plus rare sur la façade méditerranéenne. Chez nous, elle fréquente les bords de ruisseaux dans les massifs côtiers siliceux comme l'Estérel, où elle côtoie la rare spiranthe d'été (Spiranthes aestivalis). Elle est protégée en région PACA.

 

crassulée de Vaillant (Crassula vaillantii)

La crassulée de Vaillant (Crassula vaillantii). Cette curieuse plante naine pousse dans les replats temporairement innondés et les mares cupulaires, en terrain siliceux. Elle peut fleurir sous l'eau, comme sur cette photo, montrant quatre pétales rouges d'aspect caractéristique. Présente en Europe méridionale et en Afrique, cette espèce est protégée en région PACA.

 

romulée de Colonna (Romulea columnae)

La romulée de Colonna (Romulea columnae). Cette plante minuscule appartient à la famille des Iridacées. Elle fleurit dans les lieux sablonneux, à partir de février. Cette espèce se rencontre en Europe occidentale et dans la région méditerranéenne. En France, on la trouve dans les départements littoraux de la Manche, de l'Océan atlantique et de la Méditerranée. Elle est protégée en région PACA. Une autre espèce illustrée sur ce site, la romulée de Requien (Romulea requienii), pousse dans les rocailles côtières de Corse.

 

gratiole officinale (Gratiola officinalis)

La gratiole officinale (Gratiola officinalis). Cette plante forme des buissons aux tiges dressées, avec des fleurs caractéristiques. Elle se rencontre dans les milieux humides, marécages, berges de ruisseaux, ... Autrefois répandue en France, cette plante a subit une forte régression suite à la destruction de ses milieux. Elle est maintenant protégée au niveau national.

 

linaire Grecque (Kickxia commutata)

La linaire Grecque (Kickxia commutata). Cette plante très discrète pousse couchée sur le sol. Les fleurs violette et blanche ont un éperon courbé caractéristique. Les feuilles basales sont ovales, les supérieures auriculées comme sur cette photo. Cette plante rare se distingue de la linaire élatine (Kickxia elatine), dont les fleurs pourpre et jaunâtre possèdent un éperon droit, la plante entière ayant des feuilles hastées assez étroites. La linéaire Grecque fréquente d'habitude les lieux sablonneux un peu humides, mais on peut également la rencontrer dans certaines oliveraies. Elle est présente sur le littoral méditerranéen, et en quelques points du littoral atlantique. Cette espèce est protégée en France au niveau national.

 

linaire de Pélissier (Linaria pelisseriana)

La linaire de Pélissier (Linaria pelisseriana). Cette linaire s'identifie à ses petites fleurs violettes à éperon droit regroupées au sommet d'une tige dressée. On la rencontre dans les lieux secs et sablonneux. Cette espèce se rencontre en France dans l'Ouest, le Centre et le Midi. Elle est présente en Europe méridionale, Asie Mineure et Algérie.

 

capuchon de moine (Arisarum vulgare)

Le capuchon de moine (Arisarum vulgare). Membre de la famille des Arums, cette curieuse plante fréquente les endroits abrités et un peu humides, souvent sur terrains siliceux. La floraison a lieu très tôt, souvent pendant les mois d'hiver. Cette espèce est présente dans toute la zone méditerranéenne. En France, on ne la rencontre que dans le sud-est.

 

aristoloche pistoloche (Aristolochia pistolochia)

L'aristoloche pistoloche (Aristolochia pistolochia). Les aristoloches se distinguent par d'étranges fleurs en cornet. L'aristoloche pistoloche forme de petits buissons dans les rocailles et éboulis secs, généralement en terrain cristallin. Cette espèce possède des fleurs sombres et des feuilles aux bords ondulés. Il s'agit de la plante nourricière de la Proserpine (Zerynthia rumina), magnifique papillon méridional protégé. En France, l'aristoloche pistoloche est présente sur la façade méditerranéenne.

 

ciste ladanifère (Cistus ladanifer)

Le ciste ladanifère (Cistus ladanifer). Ce ciste se distingue par ses très grandes fleurs, blanches ou avec des macules pourpres (comme sur cette photo), et par ses longues feuilles étroites et particulièrement gluantes. Il s'agit d'un arbrisseau pouvant atteindre plus de 2 m de haut. La résine du ciste ladanifère a été exploitée en parfumerie sous le nom de ladanum. Cette espèce est présente en Espagne, Portugal, France, Sicile et Algérie. En France, ce ciste se rencontre en quelques points du littoral méditerranéen.

 

silène de France (Silene gallica)

Le silène de France (Silene gallica). Cette jolie caryophyllacée apprécie les lieux secs et sablonneux, en terrain siliceux. La plante est de petite taille, dressée, avec des feuilles linéaires. La coloration des fleurs est assez variable. Il s'agit d'une espèce plutôt méditerranéenne, présente chez nous surtout dans le sud.

 

narcisse tazette (Narcissus tazetta)

Le narcisse tazette (Narcissus tazetta). Ce joli narcisse ne peut pas être confondu. On le rencontre généralement dans les prairies humides et les oliveraies. Cette espèce connaît une régression considérable sur la Côte d'Azur du fait de l'urbanisation. Espèce du pourtour méditerranéen, le narcisse tazette est présent en France en Aquitaine, dans le midi et en Corse.

 

anémone couronnée (Anemone coronaria

L'anémone couronnée (Anemone coronaria). Cette splendide anémone pousse localement dans les oliveraies, notamment dans la région de Grasse (Alpes-Maritimes) où elle régresse rapidement du fait de l'urbanisation. Ses grosses fleurs d'un rouge intense s'ouvrent en mars-avril. Présente dans les pays méditerranéens, cette espèce est intégralement protégée en France.

 

anémone des fleuristes (Anemone hortensis)

L'anémone des fleuristes (Anemone hortensis). Beaucoup plus commune que l'espèce précédente, cette jolie anémone fréquente les mêmes milieux comme par exemple les oliveraies. Elle fleurit tôt, à partir du mois de février. Cette plante se rencontre dans les régions méridionales de l'Europe et en Asie Mineure. En France, elle est présente dans les départements du sud.

 

les anémones

Les deux anémones.

 

ibéris en ombelle (Iberis umbellata)

L'ibéris en ombelle (Iberis umbellata). Ce très bel Iberis est une plante de grande taille (jusqu'à 1 m), portant des grandes ombelles de fleurs d'un rose éclatant. Comme chez tous les Iberis, les fleurs sont asymétriques avec deux pétales plus grands que les autres. Cette disproportion est plus marquée chez les fleurs externes. Cette plante méditerranéenne peu commune se rencontre notamment sur les berges des ruisseaux.

 

Les orchidées constituent une famille végétale fascinante, tant par la diversité des formes et des couleurs que par les stratégies étonnantes développées par ces plantes pour vivre et se reproduire. La région PACA est particulièrement riche en orchidées, avec environ 120 espèces. D'autres espèces de la région sont présentées dans la rubrique dédiée aux Préalpes de Grasse.

orchis géant (Himantoglossum robertianum) 

L'orchis géant (Himantoglossum robertianum). Cette robuste orchidée possède une distribution méditerranéenne. Elle se reconnaît à ses fleurs de grande taille et à sa belle rosette de feuilles d'un vert brillant. C'est l'une des plus précoces parmi nos orchidées, qui peut fleurir dès le mois de décembre les années les plus douces. En France, elle est présente dans un quart sud-est où elle est très répandue.

 

limodore à feuilles avortées (Limodorum abortivum)

Le limodore à feuilles avortées (Limodorum abortivum). Avant la floraison (en mai), cette curieuse espèce évoque une grande asperge violette. Elle fréquente volontiers les sous-bois, en particulier ceux de chênes verts. Le limodore est présent dans une grande partie de la France, mais rare au nord.

 

ophrys à forme d'araignée (Ophrys arachnitiformis) 

L'ophrys à forme d'araignée (Ophrys arachnitiformis). Les espèces du genre Ophrys disposent d'une pièce florale, le labelle, qui imite et attire sexuellement certains insectes. Ophrys arachnitiformis, très variable, se reconnaît généralement à son périanthe (sépales et pétales hors labelle) rose, blanc ou vert, et à sa date de floraison précoce (dès le mois de mars sur la Côte d'Azur, où c'est l'une des premières orchidées à fleurir). Le labelle est généralement ovale, parfois étroit et allongé (photo ci-dessous), avec une macule simple (souvent une simple tache bordée de blanc). La répartition de cet Ophrys, méditerranéenne, est mal connue du fait de confusions avec d'autres espèces. En France, elle ne serait présente que sur le littoral entre les Bouches-du-Rhône et les Alpes-Maritimes, où elle est localement commune.

 

ophrys à forme d'araignée (Ophrys arachnitiformis)

L'ophrys à forme d'araignée (Ophrys arachnitiformis). Forme à labelle étroit.

 

ophrys splendide (Ophrys splendida)

L'ophrys brillant (Ophrys splendida). Contrairement à l'espèce précédente, ce très bel Ophrys est peu variable. Il s'identifie à la marge jaune de son labelle, et à son périanthe rose ou blanc avec des pétales larges et bicolores. La floraison a lieu en avril. Cette endémique Provençale, rare, se rencontre du Gard aux Alpes-Maritimes.

 

ophrys Aurélien (Ophrys aurelia)

L'ophrys Aurélien (Ophrys aurelia). Cet Ophrys magnifique est l'un des plus spectaculaires de la flore Française. Les grandes fleurs au fort contraste entre labelle sombre et périanthe rose permettent de l'identifier au premier coup d'oeil. Deux formes ont été décrites (O. aurelia et O. saratoi), dont la validité est discutée. Cette espèce rare et protégée au niveau national est endémique du sud-est de la France et de Ligurie. En France, on la rencontre des Bouches-du-Rhône aux Alpes-Maritimes, ainsi qu'en Corse. Elle est présente de la frange côtière aux massifs calcaires proches du littoral. Dans ses stations de basse altitude, comme par exemple la technopole de Sophia-Antipolis, cette espèce est menacée d'extinction par l'urbanisation.

 

ophrys miroir (Ophrys ciliata)

L'ophrys miroir (Ophrys ciliata). Cette splendide espèce ne peut être confondue, avec son labelle à macule bleue bordé de longs poils roux. La France constitue la limite nord de l'aire de répartition de cette espèce. Très rare chez nous, elle se rencontre essentiellement sur la façade méditerranéenne, où sa présence est très sporadique. Dans les Alpes-Maritimes, ses stations sont souvent menacées de destruction. L'ophrys miroir est cependant protégé au niveau national.

 

orchis lacté (Neotinea lactea)

L'orchis lacté (Neotinea lactea). Cette orchidée se reconnaît à sa petite taille, et au casque rose veiné de vert de ses fleurs. Il s'agit d'une espèce rare, qui fleurit dès le mois de mars. Sa distribution est méditerranéenne. En France, elle ne se rencontre que dans quelques départements du sud, Corse comprise.

 

orchis lacté (Neotinea lactea)

L'orchis lacté (Neotinea lactea).

 

orchis de Champagneux (Orchis champagneuxii)

L'orchis de Champagneux (Orchis champagneuxii). Cette orchidée possède un labelle typique, replié en deux et d'aspect bicolore, dépourvu de macules. Cette espèce assez rare apprécie les sols acides, en particulier les maquis assez secs à chênes lièges. Elle fleurit tôt, dès la fin mars. Elle est présente du Portugal à l'Italie et en Afrique du Nord. En France, elle est restreinte à quelques départements de la frange littorale sud.

 

grand orchis papillon (Anacamptis papilionacea subsp. expansa)

Le grand orchis papillon (Anacamptis papilionacea subsp. expansa). Cette splendide orchidée ne peut être confondue, sauf avec l'orchis papillon (Anacamptis papilionacea subsp. papilionacea) qui présente un labelle replié en gouttière, souvent sans tirets pourpres (présente en Corse). Relativement localisée mais parfois assez abondante chez nous, cette espèce méditerranéenne fleurit en mai. Elle se rencontre en France sur la bordure méditerranéenne.

 

 

orchis de Provence (Orchis provincialis)

L'orchis de Provence (Orchis provincialis). Cette orchidée méditerranéenne s'identifie facilement à ses fleurs d'un jaune très pâle, au labelle plié et genouillé ponctué de quelques taches pourpres. Les feuilles d'un vert clair sont maculées de noir. Cette espèce peu fréquente fleurit tôt (dès la fin mars), généralement sur sols frais et siliceux (on la rencontre souvent dans les chataîgneraies). Elle se rencontre de l'Espagne à la Turquie et en Afrique du Nord. En France, elle n'est présente que dans un quart sud-est.

 

 sérapias d'Hyères (Serapias olbia)

Le sérapias d'Hyères (Serapias olbia). Les orchidées du genre Serapias s'identifient facilement à leur pièce florale en forme de langue. Le sérapias d'Hyères, très variable, se distingue généralement par ses fleurs rouge sombre au labelle large, rabattu en arrière. Il s'agit d'une espèce locale et rare, endémique de l'ouest méditerranéen. En France, elle est présente dans le Var, les Alpes-Maritimes en en Corse. Elle est classée par l'UICN comme "quasi-menacée", et protégée en région PACA.

 

sérapias négligé (Serapias neglecta)

Le sérapias négligé (Serapias neglecta). Ce splendide sérapias se reconnaît facilement à son port trapu et à ses grosses fleurs orangées. Il apprécie les sols acides et sablonneux, où il peuple les cuvettes herbeuses, parfois en compagnie de l'isoète de Durieu (Isoetes duriaei). Il est généralement le premier sérapias à fleurir, à partir de la fin du mois de mars. Cet endémique Thyrrénien ne se rencontre, en France, que dans le Var, les Alpes-Maritimes et en Corse. Il s'agit d'une espèce rare, protégée en France au niveau national.

 

sérapias négligé (Serapias neglecta)

Le sérapias négligé (Serapias neglecta).

 

serapias négligé (Serapias neglecta)

Le sérapias négligé (Serapias neglecta). Forme jaune peu fréquente.

 

sérapias à labelle allongé  (Serapias vomeracea)

Le sérapias à labelle allongé (Serapias vomeracea). Ce sérapias est généralement robuste et élancé. Il se caractérise par ses fleurs à l'épichile étroit et allongé, portant une forte pilosité blanchâtre. La floraison est assez tardive, à partir de mai. En France, cette espèce est présente dans la moitié sud.

 

Spiranthe aestivalis

La spiranthe d'été (Spiranthes aestivalis). Cette orchidée est inféodée aux zones humides, ce qui explique sa raréfaction en France du fait de la destruction de ses milieux. Sur la Côte d'Azur, cette espèce rare et très discrète ne se maintient que le long de ruisseaux dans certains massifs côtiers cristallins. La floraison a lieu en juin. La spiranthe d'été est protégée au niveau national.

 

la spiranthe d'été dans son milieu

La spiranthe d'été dans son milieu.

 

épipactis à petites feuilles (Epipactis microphylla)

L'épipactis à petites feuilles (Epipactis microphylla). Cette orchidée très discrète pousse dans les sous-bois ombragés (chênes verts, chênes pubescents), chez nous souvent en stations sèches. D'ordinaire, toute la plante est d'un vert grisâtre à cause de la pilosité dense qui la recouvre. L'individu représenté ici est un "albinos" dépourvu de chlorophylle. Pour survivre, cette plante doit s'associer avec un champignon (mycorhize), qui appartient souvent au groupe des truffes ! Les fleurs de cette espèce s'ouvrent souvent très peu, la plante pratiquant l'auto-fécondation (autogamie). Epipactis microphylla est présente dans une grande partie de l'Europe, mais est souvent rare. En France, elle est protégée dans de nombreuses régions.

 

chanterelle jaunissante (Cantharellus lutescens)

La chanterelle jaunissante (Cantharellus lutescens). Ce champignon peuple les pentes humides sous conifères, que ce soit à basse altitude ou en moyenne montagne. D'une saveur fine, facile à conserver par séchage et souvent abondante, la chanterelle est très appréciée dans le sud-est de la France.

 

 La faune 

 

Barge rousse (Limosa lapponica)

La barge rousse (Limosa lapponica). Lors des passages migratoires (printemps et automne), on peut observer en PACA Est diverses espèces de limicoles, en particulier sur la bande côtière. La barge rousse se reconnaît notamment à son très long bec légèrement recourbé vers le haut, qui lui sert à débusquer les invertébrés dans le sable ou la vase. La barge à queue noire (Limosa limosa), une espèce voisine, possède des marques contrastées sur les ailes et la queue (visibles en vol). La barge rousse niche dans la toundra et passe l'hiver le long des côtes plus au sud. 

 

accouplement de tortues d'Hermann (Testudo hermanni)

La tortue d'Hermann (Testudo hermanni). Cette tortue est la seule espèce terrestre de France métropolitaine. C'est une espèce plutôt forestière, qui affectionne les lieux chauds et secs avec des terrains meubles pour pondre ses oeufs. La tortue d'Hermann habite l'Europe du sud, avec deux sous-espèces : la tortue d'Hermann occidentale (Testudo hermanni hermanni) est présente en Espagne, France et Italie, tandis que la tortue d'Hermann orientale (Testudo hermanni boettgeri)  habite les Balkans et la Turquie. En France, la tortue d'Hermann est essentiellement présente dans le Var (massif des Maures notamment) et en Corse. Elle est considérée comme menacée par l'UICN, et en voie de disparition en France où elle fait l'objet de programmes de conservation.

 

Tortues d hermann

Tortues d'Hermann (Testudo hermanni) dans leur milieu.

 

cistude d'europe (Emys orbicularis)

La cistude d'Europe (Emys orbicularis). Cette tortue d'eau douce apprécie les étangs ensoleillés, mais aussi les petites rivières au cours lent où on peut l'observer prenant le soleil sur un tronc d'arbre ou une branche. Craintive, elle saute à l'eau dès qu'elle est dérangée et s'enfouit dans la vase ou sous la végétation aquatique. Autrefois répandue en Europe, elle est en forte régression et considérée comme menacée. En France, elle possède encore quelques foyers de population isolés, dont la plaine des Maures où a été prise cette photo. Elle est intégralement protégée.

 

couleuvre de Montpellier (Malpolon monspessulanus)

La couleuvre de Montpellier (Malpolon monspessulanus). Cette couleuvre atteint les 2 m, ce qui en fait l'un des plus grands serpents d'Europe avec la couleuvre à quatre raies (Elaphe quatuorlineata). L'écaille proéminente située au-dessus de l'oeil lui donne une apparence caractéristique. Malgré son aspect impressionnant, ce serpent est parfaitement inoffensif ... tant que vous n'enfoncez pas votre doigt dans sa gorge ! Il s'agit en effet d'un serpent opistoglyphe, possédant des crochets venimeux peu mobiles situés au fond de la machoire. Cette espèce se rencontre en Afrique du Nord, dans la péninsule Ibérique, en France et au nord-ouest de l'Italie. En France, où elle est intégralement protégée, elle est présente dans le sud-est.

 

Coronelle girondine

La coronelle girondine (Coronella girondica). Cette petite couleuvre au corps fin s'observe généralement au crépuscule. Elle se distingue de la coronelle lisse (Coronella austriaca) notamment par l'absence de ligne sombre entre la narine et l'oeil. La coronelle girondine se nourrit essentiellement de lézards. Elle est présente dans le sud-ouest de l'Europe (Espagne, sud de la France et Italie) et en Afrique du Nord.

 

jeune tarente (Tarentola mauritanica)

Jeune tarente (Tarentola mauritanica). Ce gecko trapu se rencontre sur le pourtour méditerranéen. Dans le sud de la France, on peut souvent l'observer de nuit sur les murs des villages, chassant les insectes attirés par les éclairages. La tarente s'observe aussi en journée, se chauffant au soleil sur les murets ou les dalles rocheuses. En hiver, les tarentes se réfugient dans les fissures de rochers mais aussi sous les tuiles des toits et dans les combles des maisons. Deux autres espèces de gecko, bien moins fréquentes, se rencontrent en France sur le littoral méditerranéen : l'hémidactyle verruqueux (Hemidactylus turcicus) et le phyllodactyle d'Europe (Phyllodactylus europaeus).

 

jeune lézard ocellé (Timon lepidus)

Jeune lézard ocellé (Timon lepidus). Ce lézard est le plus grand d'Europe, et peut dépasser les 80 cm. Les mâles adultes portent de magnifiques ocelles bleues sur leurs flancs. Cette espèce méditerranéenne est en forte régression, et considérée comme menacée d'extinction en France. Le lézard ocellé est présent essentiellement dans la péninsule Ibérique, en France dans la frange sud, et dans l'extrême nord-ouest de l'Italie.

 

psammodrome d'Edwards (Psammodromus hispanicus)

Le psammodrome d'Edwards (Psammodromus hispanicus). Ce petit lézard brun au motif rayé apprécie les milieux secs et ouverts, comme les dunes côtières. Il est présent dans la péninsule Ibérique, et en France le long du littoral méditerranéen, des Pyrénées-Orientales au Var.

 

crapaud calamite (Epidalea calamita)

Le crapaud calamite (Epidalea calamita). Ce crapaud d'aspect ramassé s'identifie à ses beaux yeux jaunes et à la ligne claire qui parcourt son dos. Nocturne, il s'abrite pendant la journée dans un terrier aménagé sous une pierre. Il apprécie les terrains sablonneux. Ce crapaud se rencontre dans l'ouest de l'Europe, de l'Espagne à la Russie.

 

Pélodyte ponctué (Pelodytes punctatus)

Le pélodyte ponctué (Pelodytes punctatus). Ce petit crapaud au museau aplati est parsemé de taches vertes, d'où son nom populaire de "crapaud persillé". Il est capable de survivre dans des milieux très divers, dont des milieux secs où il s'abrite  sous des pierres pendant la journée. Essentiellement nocturne, le pélodyte peut cependant s'observer de jour au printemps dans les mares, où les mâles chantent sous l'eau. L'aire de répartition de ce petit crapaud est restreinte à la France, l'Italie et la péninsule Ibérique. Considéré comme vulnérable en France, il est protégé au niveau national.

 

rainette méridionale (Hyla meridionalis)

La rainette méridionale (Hyla meridionalis). Cette rainette se distingue de la rainette verte (Hyla arborea) par la ligne sombre qui ne s'étend pas sur les flancs. La voix sonore de cette espèce nocturne anime la nuit des villages Provençaux au printemps, lors de la reproduction. La rainette méridionale est présente en Italie, France, Péninsule Ibérique et Afrique du Nord. En France, elle occupe la frange sud tandis que la rainette verte est présente dans le reste du pays.

 

Grenouille rieuse

La grenouille rieuse (Pelophylax ridibundus). Cette grenouille est la plus grande d'Europe (jusqu'à 15 cm). Strictement aquatique, elle peut s'adapter à de nombreux types de milieux, des mares et lacs jusqu'aux ruisseaux. Son chant particulièrement sonore est à l'origine de son nom vernaculaire. Initialement présente dans l'est de la France, cette espèce a été introduite en de nombreux endroits et est actuellement présente dans la majeure partie du territoire.

 

Grenouille rieuse chantant

Mâle de grenouille rieuse chantant.

 

proserpine (Zerynthia rumina)

La Proserpine (Zerynthia rumina). Ce magnifique papillon est l'un des plus spectaculaires de la faune Française. Il apprécie les vallons chauds et les rocailles où pousse sa plante nourricière, l'aristoloche pistoloche (Aristolochia pistolochia). Il est présent dans le sud-ouest de l'Europe et en Afrique du nord. En France, où il ne se rencontre que dans quelques départements de la façade méditerranéenne, il est intégralement protégé.

 

diane (Zerynthia polyxena)

La Diane (Zerynthia polyxena). Voisine de l'espèce précédente, la Diane habite le sud de l'Europe jusqu'à l'Asie Mineure. Elle fréquente en général des milieux plus humides que la Proserpine, avec un optimum dans les vallons chauds parcourus par un cours d'eau, où pousse sa plante nourricière l'aristoloche ronde (Aristolochia rotunda). Dans les Préalpes de Grasse, la Diane se rencontre aussi dans les dolines des plateaux calcaires au-dessus de 1000 m d'altitude, dans des milieux beaucoup plus secs. Sa plante-hôte est alors l'aristoloche pâle (Aristolochia pallida). Dans certaines localités, les deux espèces de Zerynthia cohabitent ce qui peut conduire à des hybridations (voir ci-dessous). La Diane est un papillon protégé en France.

 

Accouplement Diane-Proserpine

Accouplement Diane-Proserpine. Dans les localités où les deux espèces de Zerynthia cohabitent, des hybridations peuvent se produire. Cette photo illustre l'accouplement d'une Proserpine (Zerynthia rumina) femelle (dessus) avec une Diane (Zerynthia polyxena) mâle (dessous).

 

Charaxes jasius

Le pacha à deux queues (Charaxes jasius). Ce splendide papillon, l'un des plus grands de notre faune (il atteint 10 cm d'envergure), se reconnaît de loin à son vol plané nerveux et rapide. Sa chenille se développe sur l'arbousier (Arbutus unedo). Les adultes sont attirés par les fruits fermentés et l'alcool. Présent en Afrique et autour du bassin méditerranéen, il se rencontre en France dans la zone de l'olivier.

 

azuré des orpins (Scolitantides orion)

L'azuré des orpins (Scolitantides orion). Ce petit papillon se reconnaît à son revers vigoureusement marqué des taches noires et de lunules oranges. Il fréquente les coteux secs où poussent les orpins (Sedum sp.) dont se nourrit sa chenille. Cette espèce se rencontre du sud de l'Europe à l'Asie centrale et au Japon, ainsi qu'au sud de la Scandinavie. Il est partout très localisé.

 

Azure des orpins 2

L'azuré des orpins (Scolitantides orion).

 

azuré de la luzerne (Leptotes pirithous)

L'azuré de la luzerne (Leptotes pirithous). Ce petit papillon se distingue par son revers au motif tacheté et aux fines queues des ailes postérieures. Il est présent en Afrique, Asie et sud de l'Europe. En France, il vit dans les départements du littoral méditerranéen mais peut s'observer en migration dans la majeure partie du pays.

 

aurore de Provence (Anthocharis belia)

L'aurore de Provence (Anthocharis euphenoides). Ce petit papillon vole au printemps sur les coteaux secs et les prairies ensoleillées, à la recherche des lunetières (Biscutella sp.) sur laquelle il pond ses oeufs. Cette espèce est la plus vivement colorée de nos piérides, avec ses ailes antérieures jaunes aux extrémités oranges. Ce papillon est présent en Afrique du nord et dans le sud-ouest de l'Europe. En France, il ne se rencontre que dans la frange sud. 

 

sphinx tête de mort (Acherontia atropos)

Le sphinx tête-de-mort (Acherontia atropos). Ce magnifique papillon nocturne est l'un des plus gros d'Europe, avec 13 cm d'envergure. Pris en main, il a la particularité d'émettre des couinements aigus. Grand amateur de miel, ce sphinx s'introduit dans les ruches protégé par sa fourrure très dense. Résident en Afrique et en Asie, il est présent en Europe (en régression) en tant que migrateur estival.

 

chenille de sphinx tête-de-mort (Acherontia atropos)

Chenille de sphinx tête-de-mort (Acherontia atropos) sur olivier. Cette chenille spectaculaire par sa taille (jusqu'à 15 cm), sa forme et ses couleurs, se nourrit des diverses Solanacées (pomme-de-terre, aubergine) mais aussi parfois des feuilles de l'olivier.

 

écaille du myosotis(Utetheisa pulchella)

L'écaille du myosotis (Utetheisa pulchella). Ce petit papillon au motif bigarré ne peut être confondu. Il s'agit d'une espèce migratrice, qui s'observe en France principalement le long du littoral méditerranéen.

 

femelle d'empuse (Empusa pennata)

Femelle d'empuse (Empusa pennata) adulte. Cette mante méridionale se reconnaît à l'appendice qui surmonte sa tête et aux excroissances qui ornent les segments de son abdomen. La femelle possède des antennes lisses tandis que celles du mâle sont pectinées. Les adultes sont assez rarement observés, tandis que les juvéniles, parfois appelés "diablotins", sont fréquemment rencontrés au printemps dans les buissons (voir ci-dessous). Les empuses se rencontrent dans le sud de la France et dans la péninsule Ibérique.

 

larve d'empuse (Empusa pennata)

Larve d'empuse (Empusa pennata). Les larves d'empuse ou "diablotins" se reconnaissent à leur abdomen relevé ressemblant à une pomme de pin. Extrêmement mimétiques, elles se confondent parfaitement avec les brindilles des buissons dans lesquels elles évoluent.

 

Iris oratoria

Isis oratoria. Cette mante méridionale est plus petite que la mante religieuse (Mantis religiosa). Chez la femelle (représentée sur cette photo), les ailes sont plus courtes que l'abdomen. De plus, les yeux d'Isis oratoria ne présentent pas la bande blanche caractéristique de ceux de Mantis religiosa. En France, cette espèce ne se rencontre que dans les départements de la façade méditerranenne.

 

Iris oratoria

Isis oratoria dans son milieu.

 

ascalpahe soufré (Libelloides cocajus)

L'ascalaphe soufré (Libelloides coccajus). Cet insecte de l'ordre des Névroptères, qui rappelle par son vol une libellule, affectionne les prairies sèches. Il se reconnaît au glacis jaune vif qui couvre une partie de ses ailes. Cet individu, qui vient d'éclore, n'a pas encore pris ses couleurs définitives. L'ascalaphe soufré est présent dans une moitié sud de la France.

 

La région PACA, avec ses milieux très variés, abrite un grand nombres d'espèces d'odonates (libellules et demoiselles). Environ 70 espèces peuvent y être observées.

 

La libellule écarlate (Crocothemis erythraea).

La libellule écarlate (Crocothemis erythraea). Cette espèce d'origine Africaine possède une vaste aire de répartition mondiale. En Europe, elle est surtout présente dans le sud mais semble en expansion marquée vers le nord. Cette libellule s'identifie notamment aux zones roussâtres à la base des ailes, bien visibles sur ce cliché. Le mâle est rouge vif, la femelle brun jaunâtre.

 

Sympétrum fascié (Sympetrum striolatum)

Le sympétrum fascié (Sympetrum striolatum). Cette libellule s'identifie à son abdomen orangé (chez le mâle) et au motif  caractéristique du thorax. Le sympétrum fascié est répandu dans une majeure partie de la France.

 

sympétrum de Fonscolombe (Sympetrum fonscolombii)

Le Sympétrum de Fonscolombe (Sympetrum fonscolombii). Cette libellule se reconnaît à ses curieux yeux bicolores, à la moitié inférieure bleutée. Le mâle, illustré ici, est rouge et la femelle jaunâtre. Grand migrateur, cet insecte peut se rencontrer dans tous les milieux, et remonte certaines années très au nord de son aire de répartition habituelle (la moitié sud de l'Europe). Lors de ces migrations, des vols contenant des dizaines de milliers d'individus peuvent être observés.

 

anax napolitain (Anax parthenope)

L'anax napolitain (Anax parthenope). Cette grande libellule se distingue de l'anax empereur (Anax imperator) par son thorax brunâtre et non vert, et la "selle" bleue sur les deux premiers segments de l'abdomen, présente chez les deux sexes. Si elle peut s'observer dans une majeure partie du territoire, cette espèce est surtout présente dans la région méditerranéenne, particulièrement en automne.

 

agrion élégant (Ischnura elegans)

L'agrion élégant (Ischnura elegans). Cette espèce très répandue se rencontre dans une majeure partie de l'Europe et de l'Asie, en général dans les zones d'eaux stagnantes avec des roselières. La tache d'un bleu vif au bout de l'abdomen est caractéristique. La coloration des individus dépend de l'âge et du sexe : les mâles ont le thorax bleu, tandis que les femelles sont beaucoup plus variables (ici, une femelle immature).

 

agrion délicat (Ceriagrion tenellum)

L'agrion délicat (Ceriagrion tenellum). Cette minuscule libellule se distingue par son corps rouge uniforme, ses pattes rousses et son thorax cuivré, caractères qui la différencient de la petite nymphe à corps de feu (Pyrrhosoma nymphula), seule autre petite espèce rouge de nos régions. Elle est répandue en Afrique du Nord et dans une majeure partie de l'Europe occidentale.

 

criquet printanier (Pyrgomorpha conica)

Le criquet printanier (Pyrgomorpha conica). Ce petit criquet mesure environ 2 cm. Il s'identifie aisément à sa tête conique et à ses antennes épaisses. La seule espèce qui lui ressemble est la truxale méditerranéenne (Acrida ungarica mediterranea), beaucoup plus grande et élancée. L'individu représenté ici est une femelle adulte. On rencontre ce criquet dès février (sous forme de larve, voir ci-dessous) dans les lieux secs, souvent sur terrain acide. En France, il n'est présent que dans la frange litorale méditerranéenne.

 

criquet printanier (Pyrgomorpha conica)

Larve de criquet printanier (Pyrgomorpha conica).

 

tétrix méridional (Paratettix meridionalis)

Le tétrix méridional (Paratettix meridionalis). Ce criquet miniature ne mesure qu'un centimètre. Très mimétique, il est particulièrement difficile à repérer. Une de ses particularités est la longueur du pronotum (plaque qui recouvre le dessus du thorax), qui est caréné et dépasse largement le corps. On rencontre ce Tétrix à proximité des cours d'eau, dans les zones sablonneuses. Il est présent dans une moitié sud de la France.

 

Tetrix déprimé (Tetrix depressa)

Le tétrix déprimé (Tetrix depressa). Chez cette espèce, que l'on rencontre dans le même habitat que la précédente, le pronotum est large et évasé, et présente une carène médiane formant une bosse vers l'avant. Le tétrix déprimé est présent dans une moitié sud de la France.

 

caloptène italien (Calliptamus italicus)

Le caloptène italien (Calliptamus italicus). Ce petit criquet aux gros yeux apprécie les lieux très secs au sol découvert. Chez les espèces du genre Calliptamus, les femelles sont beaucoup plus grandes que les mâles. Les ailes présentent une coloration rosâtre visible en vol. Le caloptène italien mâle se différencie de ceux des trois autres espèces présentes dans la région par ses ailes atteignant ou dépassant les genoux. Commun chez nous à basse altitude, ce criquet est souvent remplacé en moyenne montagne par le caloptène Provençal (Calliptamus siciliae).

 

phanéroptère liliacé (Tylopsis lilifolia)

Le phanéroptère liliacé (Tylopsis lilifolia). Cette sauterelle d'aspect gracile se reconnaît à ses antennes blanches démesurées, ainsi qu'aux carènes blanches du pronotum. Elle se rencontre dans les prairies sèches. Cette espèce est présente en France dans un tiers sud.

 

phanéroptère liliacé (Tylopsis lilifolia)

Le phanéroptère liliacé (Tylopsis lilifolia). Portrait du mâle.

 

phanéroptère liliacé (Tylopsis lilifolia)

Couple de phanéroptères liliacés (Tylopsis lilifolia). Mâle à droite, femelle à gauche.

 

pholidoptère précoce (Pholidoptera femorata)

La pholidoptère précoce (Pholidoptera femorata). Cette grosse sauterelle s'identifie à la coloration typique du pronotum, et à l'oviscapte de la femelle long et assez peu courbé. Elle apprécie les fourrés secs, à basse altitude. On la rencontre dans un tiers sud du pays.

 

sauterelle oportuniste (Rhacocleis poneli)

La sauterelle oportuniste (Rhacocleis poneli). Moins massive que l'espèce précédente, cette sauterelle se rencontre dans les fourrés à basse altitude. Présente en région PACA, elle semble en expansion dans la moitié sud de la France.

 

sauterelle oportuniste (Rhacocleis poneli)

La sauterelle oportuniste (Rhacocleis poneli).

 

Ephippigère des vignes (Ephippiger diurnus diurnus)

L'éphippigère des vignes (Ephippiger diurnus diurnus). Cette sauterelle massive possède des élytres très réduits. Elle se distingue par les segments des l'abdomen de couleur sombre, avec une marge claire. L'éphippigère des vignes apprécie les milieux secs pourvus de végétation. Elle se rencontre dans une majeure partie de la France. L'éphippigère terrestre (Ephippiger terrestris) possède une distribution beaucoup plus restreinte, dans le Var et les Alpes-Maritimes.

 

scarabée rhinocéros Européen (Oryctes nasicornis)

Le scarabée rhinocéros Européen (Oryctes nasicornis). Ce scarabée au corps massif est l'un des plus grands d'Europe. On peut l'observer en juin-juillet, de nuit, volant lourdement vers les lumières des habitations qui l'attirent. Seul le mâle possède une corne, qui sert lors des joutes précédant l'accouplement. La larve se développe dans les sols riches en bois en décomposition, composts, ... Cette magnifique espèce se rencontre en Europe, et dans la majeure partie du bassin méditerranéen.

 

Anthaxia fulgurans

Bupreste (Anthaxia dimidiata). Les buprestes sont des coléoptères aux couleurs métalliques éclatantes. Le genre Anthaxia est composé d'un grand nombre de petites espèces, difficiles à différencier. L'espèce représentée ici, qui mesure moins d'un centimètre, aime tout particulièrement butiner les chrysanthèmes au mois de mai.

 

accouplement de cincidèles champêtres (Cicindela campestris)

Accouplement de cincidèles champêtres (Cicindela campestris). Les cicindèles sont des prédateurs voraces, au vol rapide et à l'excellente vue. Elles fréquentent les milieux sablonneux ouverts. La cicindèle champêtre est répandue dans la majeure partie de l'Europe.

 

scorpion Languedocien (Buthus occitanicus)

Le scorpion Languedocien (Buthus occitanus). Ce scorpion, le plus grand d'Europe, atteint 8 cm (queue déroulée). Sa piqûre, assez peu douloureuse, semble sans danger pour l'homme. Cette espèce rare, présente en France le long du littoral méditerranéen, est protégée sur le territoire national. Sa distribution inclue la péninsule Ibérique, la France et l'Afrique du nord.

 

scorpion Languedocien (Buthus occitanus)

Le sourire du scorpion Languedocien (Buthus occitanus).

 

scorpion Languedocien (Buthus occitanicus)

Gare au Buthus !!!

 

écrevisse de Louisiane (Procambarus clarkii)

L'écrevisse de Louisiane (Procambarus clarkii). Cette écrevisse invasive se reconnaît à sa carapace verdâtre et aux excroissances rouge vif qui la parsèment. Contrairement aux espèces autochtones, cette espèce est largement terrestre et survit en milieu sec en s'enterrant dans un terrier ou sous une pierre (cet individu a été rencontré à plusieurs centaines de mètres de l'eau, dans la plaine des Maures, un milieu très sec). Les jeunes éclosent et restent sous l'abdomen de la mère hors de l'eau (on peut en distinguer quelques uns sur cette photo). Introduit volontairement en Europe à des fins commerciales, ce crustacé très résistant et adaptable pose un grave danger aux écosystèmes aquatiques (prédation directe, augmentation de la turbidité de l'eau et propagations de maladies). Sa propagation est interdite en France, si vous la rencontrez, détruisez-la !

 

Branchippus sp.

Crustacés branchiopodes (Branchipus sp.). Ces étranges crustacés mesurent environ 1 cm de long. Cette photo montre un mâle encadré par deux femelles portant des oeufs. Ce sont des spécialistes des mares temporaires, qui s'assèchent en été. Les oeufs passent la saison sèche enfouis dans la vase sous forme de "cystes", pourvus d'une enveloppe très résistante qui les protège. Plusieurs espèces se rencontrent dans notre région, la plupart sont rares et localisées.

 

Tanymastix stagnalis

Tanymastix stagnalis. Cette autre espèce de branchipode se rencontre également dans la région. La couleur des oeufs, rougeâtre, est caractéristique.

 

Mares cupulaires

Mares cupulaires (massif du Rouët). Ces mares temporaires abritent souvent des branchipodes, ainsi qu'une flore originale comportant notamment la crassulée de Vaillant (Crassula vaillantii), l'isoète de Durieu (Isoetes duriaei), et l'ophioglosse du portugal (Ophioglossum lusitanicum).

 

 Les zones d'influence montagnarde 

La région PACA compte de nombreuses zones montagneuses, comme par exemple dans le Parc National du Mercantour. Lorsque ces massifs sont situés à proximité de la mer et à une altitude modérée, les influences montagnarde et méditerranéenne se recouvrent comme c'est le cas dans les Préalpes de Grasse.

Lac Autier

Le lac Autier, vallée de la Gordolasque, Parc National du Mercantour.

 

 La faune 

 

bouquetin des Alpes (Capra ibex)

Le bouquetin des Alpes (Capra ibex). Espèce emblématique des Alpes d'où il a bien failli disparaître, ce splendide animal apprécie les crêtes et vires de falaise peu fréquentées par l'homme. Le bouquetin fait l'objet depuis 1985 d'un programme de réintroduction dans le Parc National du Mercantour et le Parco delle Alpi Marittime Italien.

 

bouquetin des Alpes (Capra ibex)

Bouquetin des Alpes (Capra ibex).

 

Jeune bouquetin des Alpes (Capra ibex) mâle

Jeune bouquetin des Alpes (Capra ibex) mâle.

 

jeune bouquetin curieux

Jeune bouquetin curieux.

 

Bouquetin et chamois

Le face-à-face du bouquetin et du chamois.

 

grenouille rousse (Rana temporaria)

La grenouille rousse (Rana temporaria). Cette grenouille est l'un des amphibiens qui atteint les altitudes les plus hautes (2800 m dans les Alpes), mais on la rencontre jusqu'au niveau de la mer. Il s'agit de la grenouille la plus répandue en Europe, avec une distribution qui couvre l'ensemble de l'Europe (hormis les régions les plus méridionales) jusqu'en Sibérie.

 

triton alpestre (Triturus alpestris)

Le triton alpestre (Ichthyosaura alpestris). Ce triton se rencontre aussi bien en plaine qu'en montagne, où il atteint les 3000 m d'altitude. En montagne, on le rencontre souvent dans des lacs ou des mares de tourbières sans végétation aquatique. Cette espèce se rencontre en Europe jusqu'en Ukraine. Elle est protégée en France.

 

couleuvre d'Esculape (Zamenis longissimus)

La couleuvre d'Esculape (Zamenis longissimus). Cette belle couleuvre se distingue par son long corps de couleur brune uniforme, avec une zone jaunâtre à l'arrière de la tête. Elle peut atteindre les 2 m de long. C'est une espèce à tendance nettement arboricole. Chez nous, on la rencontre du niveau de la mer jusqu'à 1500 m d'altitude. Cette espèce se rencontre en Europe, de la France jusqu'à l'Ukraine. Elle est intégralement protégée en France.

 

cicindèle hybride (Cicindela hybrida)

La cicindèle hybride (Cicindela hybrida). S'il ne s'agit pas à proprement parler d'une espèce alpine, cette cicindèle est cependant fréquente sur les plages sablonneuses le long des rivières de montagne. Comme toutes les cicindèles, c'est un prédateur féroce particulièrement agile. La cicindèle hybride se rencontre en Europe, jusqu'à la Sibérie.

 

chenille de Shinx de l'euphorbe (Hyla euphorbiae)

La chenille du sphinx de l'euphorbe (Hyles euphorbiae). Cette chenille se rencontre sur les versants montagnards secs et ensoleillés où pousse sa plante nourricière, l'euphorbe petit-cyprès (Euphorbia cyparissias). Ses couleurs vives avertissent les prédateurs éventuels de sa toxicité.  Le sphinx de l'euphorbe est présent du sud de l'Europe jusqu'en Asie centrale.

 

sphinx du liseron (Agrius convolvuli)

Le sphinx du liseron (Agrius convolvuli). Ce gros sphinx s'observe parfois au crépuscule, butinant les fleurs en plein vol. Bien qu'en régression, on l'observe assez souvent dans les vallées de montagne. Dérangé, il expose son abdomen rayé de rose pour faire fuir les prédateurs, comme sur cette photo. Cette espèce, qui possède une distribution mondiale très étendue, est migratrice dans la majorité de l'Europe.

 

apollon (Parnassius apollo)

L'apollon (Parnassius apollo). Ce papillon montagnard est l'un des plus gros papillons diurnes d'Europe. Il se rencontre au-dessus de 1000 m, dans les pentes rocailleuses sèches où il plane avec légèreté. Sa chenille consomme diverses espèces d'orpins (Sedum). L'apollon possède une distribution mondiale très vaste, de l'Europe à l'Asie. En régression dans de nombreuses régions, il est classé comme menacé par l'UICN. En France, il est intégralement protégé.

 

damier des alpages (Euphydryas cynthia)

Le damier des alpages (Euphydryas cynthia). Ce damier au vol rapide se rencontre dans les pelouses alpines, généralement au-dessus de 2200m d'altitude. Cette espèce présente un dimorphisme sexuel très important, puisque le mâle (représenté sur cette photo) arbore un motif frappant de taches blanches et oranges sur fond noir, tandis que la femelle présente le damier orange et noir habituel. Le damier des alpages est présent dans tout l'arc alpin.

 

chamoisé alpin (Oeneis glacialis)

Le chamoisé alpin (Oeneis glacialis). Ce membre des Satyrinae est un adepte des hautes montagnes, où il atteint 3000 m. Les nervures rehaussées de blanc du verso des ailes postérieures sont caractéristiques. On rencontre ce papillon de juin à août, dans les pelouses rocailleuses où il se pose fréquemment pour se réchauffer au soleil. Cette espèce est présente dans les Alpes, de la France à l'Autriche.

 

sablé du sainfoin (Polyommatus damon) femelle

Le sablé du sainfoin (Polyommatus damon). Cette jolie espèce se distingue par la strie blanche du revers et par le dessus bleu vif du mâle. Le dessus de la femelle (représentée ici) est brun. Une espèce proche, le sablé Provençal (Polyommatus ripartii), se rencontre dans le sud-est de la France. Le sablé du sainfoin possède une distribution vaste mais très morcelée. En France, il se rencontre surtout en montagne (Alpes et Pyrénées).

 

Le moyen argus (Plebejus idas) femelle

Le moyen argus (Plebejus idas). Ce petit papillon présente des lunules oranges au verso des ailes, bordées de quelques écailles bleues. Le dessus du mâle est violacé tandis que celui de la femelle (sur cette photo) est brun. Cette espèce est très difficile à différencier du petit argus (Plebejus argus), le principal critère étant la présence d'une épine sur le tibia antérieur du mâle chez ce dernier ! Le moyen argus possède une vaste distribution mondiale, et est souvent très commun en montagne.

 

zygène des sommets (Zygaena exulans)

La zygène des sommets (Zygaena exulans). Cette belle espèce vole sur les pelouses alpines au-dessus de 2000 m. Les individus frais possèdent parfois, comme sur cette photo, des écailles argentées sur le fond noir des ailes et des nervures réhaussées d'écailles dorées. La zygène des sommets se rencontre dans les hautes montagnes du sud de l'Europe, ainsi qu'en Scandinavie.

 

aeschne des joncs (Aeshna juncea)

L'aeschne des joncs (Aeshna juncea). Cette grande libellule s'identifie aux deux bandes claires présentes sur les flancs du thorax. Elle est présente en France dans les massifs montagneux.

 

aeschne des joncs (Aeshna juncea)

L'aeschne des joncs (Aeshna juncea).

 

Miramelles ligures (Podisma dechambrei)

Accouplement de miramelles ligures (Podisma dechambrei). Ce criquet montagnard est restreint chez nous aux Alpes-Maritimes. Il se distingue de la miramelle des moraines (Podisma pedestris) par ses élytres encore plus courts, qui n'atteignent pas le bord du second segment abdominal.

 

Miramelle ligure femelle (Podisma dechambrei)

Miramelle ligure (Podisma dechambrei) femelle.

 

miramelle ligure (Podisma dechambrei) femelle

Miramelle ligure (Podisma dechambrei) femelle.

 

miramelle ligure (Podisma dechambrei) femelle

Miramelle ligure (Podisma dechambrei) femelle.

 

Miramelle ligure rose

Miramelle ligure rose. Chez les orthoptères, des couleurs inhabituelles tirant sur le rose ou le violet se rencontrent parfois chez certains individus.

 

Miramelle ligure mâle

Miramelle ligure (Podisma dechambrei) mâle.

 

miramelle ligure (Podisma dechambrei)

Miramelle ligure (Podisma dechambrei) mâle.

 

Miramelle piémontaise (Epipodisma pedemontana waltheri) mâle

Miramelle piémontaise (Epipodisma pedemontana waltheri) mâle. Ce criquet d'assez petite taille se distingue par l'absence totale d'ailes, sa belle couleur verte et la bande noire qui borde ses flancs. La femelle (ci-dessous) est plus trapue et un peu moins colorée. Cette espèce endémique des Alpes piémontaises se rencontre dans les pelouses d'altitude, alpages, ... Elle ne se rencontre en France que le long de la frontière italienne, dans les Hautes-Alpes et les Alpes-de-haute-Provence.

 

Miramelle piémontaise (Epipodisma pedemontana waltheri) femelle.

Miramelle piémontaise (Epipodisma pedemontana waltheri) femelle.

 

Analote du Mercantour (Anonconotus mercantouri)

L'analote du Mercantour (Anonconotus mercantouri) femelle. Les Analotes sont des sauterelles alpines, dont plusieurs espèces d'identification malaisée sont présentes dans les montagnes du sud-est de la France. L'analote du Mercantour se distingue notamment par ses élytres (très courts) brunâtres et non pas clairs. Elle fréquente les pelouses rocailleuses au-dessus de 2000 m. Cette espèce micro-endémique possède une distribution extrêmement restreinte, dans quelques vallées de Haute-Vésubie.

 

analote du mercantour (Anonconotus mercantouri) femelle

Analote du Mercantour (Anonconotus mercantouri) femelle.

 

Analote du Mercantour (Anonconotus mercantouri) femelle

Analote du Mercantour (Anonconotus mercantouri) femelle.

 

analote du Mercantour (Anonconotus mercantouri) femelle

Analote du Mercantour (Anonconotus mercantouri) femelle. Nettoyage des pattes.

 

analote du mercantour (Anonconotus mercantouri) mâle

L'analote du Mercantour (Anonconotus mercantouri) mâle. Beaucoup plus petit que la femelle, le mâle est de couleur noirâtre.

 

analote du Mercantour (Anonconotus mercantouri) mâle

L'analote du Mercantour (Anonconotus mercantouri) mâle.

 

analote du Mercantour (Anonconotus mercantouri) mâle

L'analote du Mercantour (Anonconotus mercantouri) mâle.

 

Analote occidentale (Anonconotus occidentalis)

L'analote occidentale (Anonconotus occidentalis). Cette autre espèce se distingue par des élytres plus courts que le pronotum (la plaque qui protège le dessus du thorax). Elle est présente, en France, dans les Hautes-Alpes, Alpes-de-Haute-Provence et Alpes-Maritimes.

 

criquet de la Bastide (Chorthippus saulcyi subsp. daimei)

Le criquet trompeur (Chorthippus saulcyi subsp. daimei). Ce criquet se rencontre dans les régions montagneuses de Provence, dans les départements du Var, des Alpes-Maritimes et des Alpes-de-Haute-Provence. Il fréquente des milieux secs assez divers, des plateaux calcaires de moyenne montagne jusqu'aux pelouses rocailleuses de haute montagne (cet individu a été photographié à 2400 m d'altitude, dans le Parc National du Mercantour).

 

criquet des adrets (Chorthippus apricarius apricarius)

Le criquet des adrets (Chorthippus apricarius subsp. apricarius). Ce criquet montagnard fréquente les pelouses et les alpages. Il s'identifie au champ médian élargi des élytres et à la couleur jaunâtre des tibias. Cette espèce est présent dans les massifs montagneux Français.

 

femelle de criquet bariolé (Arcyptera fusca)

Femelle de criquet bariolé (Arcyptera fusca). Ce gros criquet aux couleurs vives fréquente les pelouses sèches en montagne. En France, il est présent dans les Alpes, les Pyrénées, le sud du Jura et le Massif Central. Une espèce voisine, l'arcyptère Provençale (Arcyptera kheili), est endémique des moyennes montagnes calcaires de Provence.  

 

criquet bariolé (Arcyptera fusca) mâle

Mâle de criquet bariolé (Arcyptera fusca).

 

gomphocère des alpages (Gomphocerus sibiricus)

Mâle de gomphocère des alpages (Gomphocerus sibiricus). Ce criquet boréo-alpin se rencontre dans les Alpes et les Pyrénées, jusqu'à haute altitude. Le mâle possède un aspect "bossu" et de curieux tibias enflés, d'où son surnom de "criquet Popeye". La teinte verte de l'individu photographié ici est assez inhabituelle, la plupart des gomphocères sont gris ou bruns. La distribution mondiale de cette espèce englobe des massifs montagneux d'Europe, de l'Espagne au Caucase.

 

gomphocère des alpages (Gomphocerus sibiricus)

Face-à-face avec le gomphocère des alpages (Gomphocerus sibiricus).

 

accouplement sténobothre bourdonneur (Stenobothrus nigromaculatus)

Accouplement de sténobothre bourdonneur (Stenobothrus nigromaculatus). Chez ce criquet, la stigma (tache noire et blanche sur les élytres bien visible sur cette photo chez les deux sexes) est située près de l'extrémité de l'élytre. Le sténobothre bourdonneur apprécie les pentes sèches, généralement en montagne. Il est présent localement à travers l'Europe centrale et du sud. 

 

 La flore 

saule réticulé (Salix reticulata)

Le saule réticulé (Salix reticulata). Ce saule nain forme des tapis dans les combes à neige et les prairies humides, à haute altitude, où il pousse souvent en compagnie d'autres espèces de saules nains. Il se reconnaît facilement à ses feuilles velues et marquées d'un réseau de profondes nervures. Cette plante se rencontre dans les régions alpines ou arctiques du globe.

 

pin cembro (Pinus cembra)

Le pin cembro (Pinus cembra) ou arolle. Ce pin s'identifie à ses aiguilles groupées par cinq. Les cônes sont bleutés, comme on peut le voir sur cette photo. Les graines sont dispersées par le casse-noix moucheté (Nucifraga caryocatactes). Il s'agit d'un arbre de haute montagne, qui atteint 2500 m d'altitude. Son bois tendre est très apprécié en ébénisterie. L'arolle est présent dans les Alpes.

 

nigritelle rose (Nigritella corneliana)

La nigritelle rose (Gymnadenia corneliana). Cette orchidée fréquente les pelouses alpines, au-dessus de 1800 m. Elle se reconnaît à son épi floral serré de teinte rose, aux fleurs non épanouie plus foncées. Elle se rencontre uniquement dans les Alpes du Sud, en France et en Italie.

 

lis orangé (Lilium croceum)

Le lis orangé (Lilium bulbiferum var. croceum). C'est notre plus grand lis, avec des fleurs qui dépassent les 10 cm de diamètre. Les tépales sont étalés, et non enroulés comme chez nos autres grands lis, le lis martagon (Lilium martagon) et le lis rouge (Lilium rubrum). Cette splendide espèce pousse dans les montagnes d'Europe, dans les prairies, sous-bois, et rocailles.

 

lis orangé (Lilium bulbiferum var. croceum)

Le lis orangé (Lilium bulbiferum var. croceum).

 

lis martagon (Lilium martagon)

Le lis martagon (Lilium martagon). Ce grand lis, emblématique de la flore des Alpes, s'identifie à ses fleurs roses parsemées de taches pourpres. On le rencontre typiquement dans les prairies d'alpages, parfois en compagnie de l'espèce précédente. En France, il se rencontre dans une moitié sud-est.

 

lis martagon (Lilium martagon)

Le lis martagon (Lilium martagon). Cette vue montre la pilosité présente au dos des tépales.

 

bothryche lunaire (Bothrychium lunaria)

La botryche lunaire (Botrychium lunaria). Cette petite fougère affectionne les pelouses rases en montagne, en situation ensoleillée. Elle possède une vaste distribution mondiale, mais est souvent rare et protégée.

 

botryche lunaire (Botrichium lunaria)

La botryche lunaire (Botrychium lunaria).

 

joubarbe des montagnes (Sempervivum montanum

La joubarbe des montagnes (Sempervivum montanum). Cette plante grasse se rencontre dans les montagnes du sud de l'Europe, sur sols siliceux. On la reconnaît  à ses grosses rosettes évoquant un artichaut et à ses grosse fleurs roses.

 

saxifrage à fleurs nombreuses (Saxifraga florulenta)

Le saxifrage à fleurs nombreuses (Saxifraga florulenta). Cette plante emblématique du Mercantour pousse exclusivement dans les dalles granitiques verticales exposées au nord. La rosette asymétrique composée de feuilles très serrées est caractéristique. Ce saxifrage ne fleurit qu'une seule fois au cours de son existence, qui peut durer 70 ans ! La plante émet alors une tige florale très fournie, portant de nombreuse fleurs roses. Cette espèce rare, restreinte aux Alpes-Maritimes Françaises et Italiennes, bénéficie d'une protection au niveau national.

 

sainfoin de Boutigny (Hedysarum boutignyanum)

Le sainfoin de Boutigny (Hedysarum boutignyanum). Ce sainfoin forme de grosses touffes dans les éboulis entre 1600 et 2700 m d'altitude, sur calcaire ou marnes. Il est présent de l'Isère aux Alpes-Maritimes. Il s'agit d'une plante rare, protégée au niveau national.

 

gentiane de Villars (Gentiana burseri subsp. villarsii)

La gentiane de Villars (Gentiana burseri subsp. villarsii). Cette grande gentiane se reconnaît à ses fleurs d'un jaune pâle finement ponctuées de pourpre. Il ne faut pas la confondre avec la gentiane ponctuée, dont les fleurs sont colorées de rouge orangé à l'extérieur. Cette espèce est endémique des Alpes du sud.

 

gentiane de Ligurie (Gentiana ligustica)

La gentiane de Ligurie (Gentiana ligustica). Cette belle gentiane à grosses fleurs bleues ne doit pas être confondue avec la gentiane acaule (Gentiana acaulis), décrite ci-dessous. Ses feuilles sont ovales alors que celles de la gentiane acaule sont atténuées en pétiole. De plus, la gentiane de Ligurie émet de nombreux stolons. Enfin, il s'agit d'une espèce plutôt forestière qui pousse dans les clairières de pins sylvestres et les affleurements marneux, tandis que la gentiane acaule est une espèce des pelouses alpines. Cette espèce de distribution restreinte est endémique des Alpes-Maritimes et de Ligurie. Elle est protégée en France au niveau national, et figure sur la liste rouge des espèces menacées.

 

gentiane acaule (Gentiana acaulis)

La gentiane acaule (Gentiana acaulis). Beaucoup plus répandue que l'espèce précédente, cette grosse gentiane à tige courte peuple les pelouses alpines. Elle est présente dans les massifs montagneux d'Europe, en France dans les Alpes et les Pyrénées.

 

génépi blanc (Artemisia umbelliformis)

Le génépi noir (Artemisia genipi). Cette petite plante fait partie des armoises, auquelles appartient également l'absinthe. Le génépi noir est une plante de haute montagne, qui se rencontre dans les fissures de rochers et sur les crêtes au-dessus de 2000 m. Ses petits capitules jaunes sont distibués le long de la tige, et entourés de bractées bordées de noir. Il s'agit chez nous d'une plante rare, dont la cueillette est réglementée. Trois autres espèces de génépi sont présentes dans les Alpes du sud, dont le génépi des glaciers et le génépi à fleurs laineuses illustrés ci-dessous.

 

Genepi des glaciers

Le génépi des glaciers (Artemisia glacialis). Contrairement à l'espèce précédente, avec laquelle il pousse parfois, ce génépi possède une touffe terminale de (comparativement) gros capitules jaunes.

 

génépi à fleurs laineuses (Artemisia eriantha)

Le génépi à fleurs laineuses (Artemisia eriantha). Comme son nom l'indique, cette espèce se distingue par ses bractées couvertes de poils laineux.

 

violette de l'Argentera (Viola argenteria)

La violette de l'Argentera (Viola argenteria = Viola nummularifolia). Cette petite violette se reconnaît à ses petites feuilles rondes et luisantes, et à ses fleurs bleues pâles. Elle se rencontre dans les rocailles à l'étage alpin (floraison août-septembre). Cette espèce à distribution restreinte est présente uniquement dans les Alpes-Maritimes Françaises et Italiennes, ainsi qu'en Corse.

 

potentille ligneuse (Dasiphora fruticosa)

La potentille ligneuse (Dasiphora fruticosa). Cette plante forme des buissons touffus aux tiges ligneuses, couvertes de feuilles divisées. Elle pousse en montagne, dans les rocailles humides le long de petits ruisseaux. La floraison a lieu de juin à août. Il s'agit d'une espèce d'obédience boréale, relicte sous nos climats et confinée aux montagnes (Alpes et Pyrénées). Cette plante extrêmement localisée chez nous (une station dans le Mercantour) est menacée et figure sur la liste rouge nationale. Elle est intégralement protégée.

 

ail à fleur de narcisse (Allium narcissiflorum)

L'ail à fleur de narcisse (Allium narcissiflorum). Sans conteste le plus beau de nos aulx, cette espèce se reconnait facilement à ses grosses fleurs roses réunies en grappes penchées. Elle se rencontre dans les pentes rocailleuses et les éboulis calcaires, à partir de 1500 m. Il s'agit d'une plante assez rare, endémique des Alpes du sud.

 

ancolie de Bertoloni (Aquilegia bertolonii)

L'ancolie de Bertoloni (Aquilegia bertolonii). Cette belle ancolie se distingue des autres espèces du genre par la teinte bleue-violacée de la fleur, les étamines ne dépassant pas de la corolle et la forme en crochet des éperons floraux. Elle peuple les éboulis calcaires, typiquement entre 1000 et 2000 m. Il s'agit d'une endémique liguro-provençale, qui se rencontre en France de la Drôme aux Alpes-Maritimes. Cette espèce est protégée au niveau national.

 

dauphinelle douteuse (Dephinium dubium)

La dauphinelle douteuse (Delphinium dubium). Cette superbe dauphinelle de grande taille, aux fleurs d'un bleu intense, affectionne les clairières et les éboulis à l'étage supérieur du mélèzin. Ses grandes feuilles sont profondément divisées en lobes assez larges (beaucoup plus que chez la dauphinelle divisée (Delphinium fissum), qui ne fréquente pas les mêmes milieux). Cette espèce endémique du sud des Alpes se rencontre dans le sud-est de la France et le nord de l'Italie. Elle est protégée en Rhône-Alpes et dans la Drôme.

 

bérardia laineux (Berardia subacaulis)

Le bérardia laineux (Berardia subacaulis). Cette curieuse plante se distingue par sa rosette de feuilles épaisses recouvertes de poils laineux blancs. Elle se rencontre dans les éboulis et sur les crêtes calcaires ou schisteuses, typiquement au-dessus de 2000 m et jusqu'à plus de 3000 m. Présente uniquement de l'Isère aux Alpes-Maritimes, cette plante prestigieuse est protégée au niveau national.

 

edelweiss (Leontopodium alpinum)

L'edelweiss (Leontopodium alpinum). L'edelweiss est l'une des plantes de montagne les plus connues, présente dans les massifs d'Europe et d'Asie où elle est souvent rare et protégée. En dépit de son image de plante des hauts sommets, l'edelweiss se rencontre souvent dans notre région dans les prairies sèches vers 1600 m, surtout en terrain calcaire.

 

adénostyle à feuilles blanches (Adenostyles leucophylla

L'adénostyle à feuilles blanches (Adenostyles leucophylla). Cette belle plante pousse dans les éboulis, en général à l'étage alpin, sur silice. On la distingue des autres espèces du genre par ses feuilles charnues d'un blanc laineux, qui sont consommées par les bouquetins.

 

aster des alpes (Aster alpinus)

L'aster des alpes (Aster alpinus). Cette plante aux allures de marguerite violette apprécie les pelouses sèches et rocailleuses, en altitude. L'aster des Alpes se rencontre dans les régions montagneuses d'Europe et d'Asie. 

 

linaire des Alpes (Linaria alpina)

La linaire des Alpes (Linaria alpina). Cette jolie plante, la plus vivement colorée du genre, se rencontre presque exclusivement dans les éboulis inhospitaliers des hautes montagnes, à travers l'Europe.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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